20/01/26 échec de l'Energiewende - France surcapacitaire : électrifions nos usages ! Hausse des prix et profiteurs ...
- Vent Contraire en Touraine & Berry

- 20 janv.
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 5 jours
Ce que nous ne cessions de dénoncer: "l'échec de l'Energiewende" est enfin reconnu officiellement par le Chancelier allemand.
Dans notre dernier post de blog du 16/01 vous ont été transmis deux articles sur la déclaration du chancelier Merz le 14 janvier devant un parterre d'industriels. Il a reconnu "la grave erreur stratégique" de l'Allemagne avec l'abandon du nucléaire et l'impact terrible pour l'industrie et les ménages allemands.
Comme on pouvait s'y attendre, les médias grands défenseurs des énergies renouvelables intermittentes (EnRI), n'ont pas ou peu relayé cette déclaration importante, suivie de l'annonce de la construction de 40 centrales à gaz en urgence!
Vous trouverez ci-dessous un article de l'excellent magazine "Transitions et Énergies" qui détaille "Qui sont les profiteurs de la hausse des prix de l'électricité". A lire jusqu'au bout!
Qui sont les profiteurs de la hausse des prix de l’électricité
par La rédaction TRANSITIONS et ENERGIES
La hausse des prix de l’électricité depuis deux décennies en France n’a pas été une source d’appauvrissement pour tout le monde. Elle a bénéficié tout particulièrement aux recettes de l’État, et plus encore à la rentabilité sans risques et parfois scandaleusement élevée des opérateurs privés de parcs solaires et éoliens et de leurs financiers, ainsi qu’à celle des distributeurs alternatifs qui ne produisent pas le moindre KWh. Une véritable privatisation des profits et nationalisation des pertes. Car, dans le même temps, cette situation n’a pas bénéficié le moins du monde à EDF, entreprise publique, dont la situation financière n’a cessé de se dégrader.
Par Éric Leser. Article paru dans le numéro 27 du magazine Transitions & Energies.
La hausse des prix de l’énergie en général et plus particulièrement celle de l’électricité appauvrit le pays, les ménages comme les entreprises. Mais comme toujours, il n’y a pas que des perdants. Les premiers bénéficiaires de l’envolée des tarifs de l’électricité sont les exploitants et financiers des parcs renouvelables intermittents qui bénéficient de garanties de prix et d’une priorité d’accès au réseau… pendant vingt ans (quinze ans pour les anciens contrats). Et quand cette priorité devient impossible et risque de déstabiliser le système électrique, ils sont indemnisés. Une production d’électricité coûteuse, intermittente, aléatoire, dont l’État garantit l’achat et les profits, quelles que soient les circonstances.
Un investissement sans risques que certains comparent même à une obligation d’État en plus rémunérateur… Voilà pourquoi on retrouve dans les investisseurs des parcs éoliens et solaires des fonds de pension nord-américains et les gestionnaires les plus performants comme ceux de l’américain BlackRock.
Les rendements extraordinaires des projets éoliens
Comme l’écrivait le Cérémé en 2022 (le Cérémé est actionnaire de la société éditrice de Transitions & Énergies) : « Les bénéficiaires sont principalement des acteurs d’origine étrangère, liés au départ aux fabricants de matériel, déchargés ainsi de la fonction de développement des projets utilisant leurs machines. Puisque l’écart de rémunération avec les prix de marché est dans tous les cas pris en charge par l’État, tous s’enrichissent collectivement aux dépens du consommateur et contribuable français. L’État est lésé́ de surcroît par les techniques de défiscalisation internationale. Les profits nets après impôt versés aux opérateurs ou à leurs actionnaires peuvent atteindre jusqu’à 30 % du chiffre d’affaires, voire plus, après rémunération de tous les intermédiaires du processus industriel. Selon certains comptes disponibles d’entreprises, le rendement d’un projet éolien peut atteindre près de 400 fois la mise de fond initiale de l’opérateur. »
« Une telle rentabilité́ explique l’engouement pour la filière, l’opacité́ entretenue, l’intensité́ du lobbying pour en maintenir et développer les avantages, et l’attrait du discours vert qui permet de rémunérer, sur les marchés internationaux, des obligations vertes au rendement de 8 à 9 % après prélèvements successifs de fortes marges par tous les intermédiaires. In fine, ces obligations servent non des rentes, mais de super-rentes à des fonds étrangers (fonds de pension notamment américains ou diverses autres institutions) », ajoute le Cérémé
Et tout cela sans compter le fait que les parcs éoliens et solaires nécessitent des investissements massifs dans les réseaux (200 milliards d’euros d’ici 2040 pour RTE et Enedis) pour les rattacher et faire face à leurs sautes de production.
Les superprofits des années 2022-2023
[...] pour la suite télécharger document ci-dessus
*L’ARENH a pris fin le 31/12/25. Il est depuis remplacé par le Versement Nucléaire Universel (VNU) Le principe de fonctionnement est simple : quand le prix de l'électricité nucléaire dépasse un seuil, l'État prélève une partie des gains d'EDF pour les reverser aux consommateurs sous forme de réduction sur leur facture

Dans un autre article du 13/01 (en annexe) les Echos dénoncent: 114 milliards d’euros à payer aux producteurs d’électricité : la France surcapacitaire doit électrifier ses usages, pas augmenter sa production
Dans un pays endetté comme le nôtre, où 36% des ménages peinent à payer leurs factures d'électricité et de gaz... un pays qui est en surcapacité et surproduction d'électricité.. . une électricité parmi les plus décarbonées d'Europe... ce qui est décrit dans ces articles est insupportable et inacceptable.
Ne lâchons rien!.. La PPE3 en l'état, ce serait la continuité de cet énorme gâchis.
Il y a d'autres énergies renouvelables à développer pour le bien de nos communes et des habitants. Des énergies créatrices d'emplois locaux: géothermie, biomasse, méthanisation maîtrisée, pompes à chaleur, réseau de chaleur.. sans oublier le solaire thermique pour l'autoconsommation.
114 milliards d’euros à payer aux producteurs d’électricité : la France surcapacitaire doit électrifier ses usages, pas augmenter sa production Les Echos, Tribune de David Levy et d’Henri Wallard, 13/01/2026
Le 1er avril 2025, un tiers des producteurs d'énergies renouvelables ont coupé leur production sans raison technique pour maximiser leurs revenus quand les prix sont devenus négatifs, frôlant le black-out. Le bilan de RTE le révèle : la France surcapacitaire doit cesser d'investir dans de nouvelles capacités et se concentrer sur l'électrification des usages pour faire baisser les coûts, analysent David Levy et Henri Wallard, cofondateurs de NewCovalence.
A quelle distance sommes-nous passés du black-out le 1er avril 2025 ?
Dans son Bilan Prévisionnel 2025, RTE (Réseau de Transport de l'Electricité) donne l'alerte. En quelques minutes un tiers des renouvelables ont arrêté leur production sans raison technique. Il s'agissait pour eux de maximiser les aides publiques et les revenus quand le prix spot est devenu négatif. Et seulement 6 % avaient prévenu RTE alors qu'ils en ont l'obligation. C'est l'une des précieuses informations que vient de révéler ce Bilan.
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