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Brèves du 31/10/2022 Projet loi accélération EnR Débat nucléaire Production d'énergie ...

- Le Sénat examine les amendements concernant le projet de loi d'accélération des EnR à partir de cette semaine.

Le Sénat examine cette semaine un projet de loi d'accélération des énergies renouvelables

Alléger les procédures administratives, installer des panneaux solaires en bord d'autoroutes et sur les parkings, développer massivement l'éolien en mer : le projet de loi d'accélération des énergies renouvelables, examiné cette semaine au Sénat, doit permettre à la France de rattraper son retard.[...]

Ci-dessous 2 articles qui reprennent les propositions du Sénat, notamment un droit de véto pour les maires :

Le premier article est une analyse assez amère, mais très intéressante de Transition et Énergies sur la réalité de la situation actuelle en matière de production d'énergie

Un retour brutal à la réalité

La crise énergétique aiguë que nous connaissons depuis plusieurs mois, décuplée par l’invasion de l’Ukraine, et marquée par des pénuries potentielles et des envolées des prix du gaz et de l’électricité, a un mérite. Elle prouve de façon incontestable l’échec des politiques de transition énergétique française comme européenne. Nos dirigeants ne comprennent rien à la nature de l’énergie. Par Eric Leser. Article publié dans le numéro 14 du magazine Transitions & Energies.

La versatilité des dirigeants politiques, des médias et de l’opinion ne cesse d’étonner. La vérité d’un jour peut être totalement contraire à la vérité de la veille, cela ne gêne ni ne trouble personne. Comme si le passé n’existait pas et s’effaçait comme sur une ardoise d’un coup d’éponge. La philosophe Hannah Arendt aimait expliquer que la principale mission de l’école consiste à apprendre aux enfants que le monde est plus vieux qu’eux. Elle a clairement échoué. Nous vivons dans une époque qui n’a plus de passé et est devenue de ce fait incapable d’appréhender l’avenir.[...]


Eoliennes : le droit de véto des maires examiné au Sénat

Alors que le gouvernement veut accélérer le rythme de développement des énergies renouvelables, la majorité sénatoriale remet sur la table un droit de véto des maires sur les projets de construction et d’exploitation d’éoliennes. Des positions difficilement conciliables entre deux forces politiques qui devront a priori s’entendre pour que le projet de loi soit adopté, alors que son examen au Sénat débute ce mercredi.[...]



- Article très clair de B Accoyer sur le Figaro et de Ph Charlez


Acoyer figaro du 311010520
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- En Allemagne la fuite en avant continue: ils démantèlent des éoliennes pour étendre une mine de lignite...

Traduction :

Un parc éolien est en train d’être démantelé dans l’ouest de l’Allemagne pour faire place à l’expansion d’une mine de lignite à ciel ouvert.

Cette situation « paradoxale » met en évidence la priorité actuelle accordée à la sécurité énergétique sur les énergies propres dans la plus grande économie d’Europe.

Le démantèlement d’au moins une éolienne du parc éolien situé à proximité de la mine de charbon allemande de Garzweiler, exploité par le géant de l’énergie RWE, a déjà commencé. RWE affirme que le lignite, ou la lignite, est extrait du bassin houiller de Garzweiler depuis plus de 100 ans.

RWE a également déclaré à la fin du mois de septembre que trois de ses unités de charbon au lignite, qui étaient auparavant en veille, reviendraient sur le marché de l’électricité comme prévu en octobre.

« Les trois unités au lignite ont chacune une capacité de 300 mégawatts (MW). Grâce à leur déploiement, elles contribuent à renforcer la sécurité de l’approvisionnement en Allemagne pendant la crise énergétique et à économiser le gaz naturel dans la production d’électricité », a déclaré RWE le mois dernier.

Aujourd’hui, l’entreprise agrandit la mine de lignite de Garzweiler après qu’un tribunal de Münster, dans le Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie (ouest de l’Allemagne), a donné raison au groupe énergétique dans un litige foncier en mars de cette année, afin d’agrandir la mine de lignite.

Commentant le démantèlement d’éoliennes pour faire place à l’expansion d’une mine de charbon, Guido Steffen, un porte-parole de RWE, a déclaré au Guardian : « Nous nous rendons compte que cela peut paraître paradoxal. »

« Mais les choses en sont là », a ajouté M. Steffen.

En début de semaine, le ministère des affaires économiques et énergétiques du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie a exhorté RWE à abandonner le projet de démantèlement du parc éolien.

« Dans la situation actuelle, tout le potentiel d’utilisation des énergies renouvelables doit être épuisé autant que possible et les turbines existantes doivent rester en service aussi longtemps que possible », a déclaré un porte-parole du ministère de l’État au Guardian.


On notera au passage que RWE est un des acteurs du parc éolien de Sepmes autorisé par la préfète d'Indre et Loire...


En France la consommation d’électricité devrait presque doubler d’ici 2050. La question de fond est « d’où viendra cette électricité ? ».

La transition énergétique sera avant tout une transition électrique reposant sur le « grand remplacement » d’équipements thermiques par des équipements électriques. En France la consommation d’électricité devrait presque doubler d’ici 2050. La question de fond est « d’où viendra cette électricité ? ».

Depuis une dizaine d’années, sous l’impulsion de l’Allemagne l’Europe a choisi de foncer tête baissée dans les renouvelables avec comme le gaz naturel comme support. Cette stratégie se lit en filigrane de l’évolution des sources électriques : depuis 2014 les consommations d’électricité charbonnière (-60%) mais aussi nucléaire (-10 %) ont baissé au profit de l’électricité renouvelable (+76 %) et gazière (+54 %) boostant de 20 % la consommation européenne de gaz.

Pourtant, dans un contexte mondial de croissance de la demande gazière, les investissements dans les hydrocarbures se sont effondrés notamment sous la pression d’ONG poussant à l’arrêt complet de tout nouveau développement. C’est la baisse de l’offre conséquente à cette baisse des investissements associée à un accroissement de la demande qui est la cause structurelle de la flambée des prix du gaz depuis mi-2021. Par effet de ricochet, les prix du gaz se sont répercutés sur les prix de l’électricité dont le MWh a atteint des sommets depuis un an.

Si la crise ukrainienne n’est pas la cause primaire de la flambée des prix de l’énergie, elle est en revanche intervenue comme révélateur de notre dépendance auu gaz russe dont les importations sont passées de 26 % en 2010 à 42 % en 2021. Cet accroissement fait suite à la chute de la production domestique européenne qui ne couvre plus que 10 % de nos besoins (contre 50 % en 2010). D’autant que les volumes importés de Russie (160 milliards de m³ par an) ne peuvent être remplacés en totalité notamment par du Gaz Naturel Liquéfié transitant principalement vers le sud-est asiatique.

Pour la France, qui n’est pas un pays fortement gazier, le gaz russe ne représente toutefois que 3 % de sa consommation d’énergie primaire. En revanche, pour l’Allemagne, ce chiffre est porté à 16 %. Autant il est possible à partir de mesures de sobriété acceptables de réduire sa consommation énergétique de 3 % en chassant les petits gaspillages, autant la réduire de 16 % n’est possible qu’en acceptant une profonde récession de son économie. La France était donc face à l’Allemagne en position de force et pouvait choisir la dose de solidarité qu’elle était prête à concéder.

Hélas, l’arrêt de la moitié de nos réacteurs nucléaires nous impose aujourd’hui d’importer massivement des électrons en provenance d’outre-Rhin. Ce marché « électricité contre gaz » va nous contraindre à réduire notre consommation bien au-delà des 3 %. Ceci explique les 10 % en deux ans avancés par la Première ministre. Cette sobriété non choisie risque hélas de nous entraîner comme l’Allemagne dans la spirale de la récession.




- Un débat sur les nouveaux réacteurs nucléaires vient d'être ouvert le 27/10. Il se terminera fin février.L'auteur de l'article met en doute l'indépendance de Mme Jouanno. Nous devons réfléchir à comment contribuer à ce débat.

Le 27 octobre s’ouvrait le débat concernant la construction de nouveaux réacteurs nucléaires EPR de deuxième génération (dits EPR2). Il suscite évidemment la polémique. Avec d’emblée une question : Chantal Jouanno, présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP), peut-elle être à la tête de l’organisme public chargé de ce débat, obligation légale ?

Il n’y a jamais trop d’arguments pour décrédibiliser l’énergie nucléaire

La loi impose à la direction de la CNDP une stricte neutralité. Or Chantal Jouanno, sa présidente, est connue pour ses positions anti-nucléaires. Elle a, dans Le Monde du 18 octobre dernier, publié une tribune qui reprenait maints éléments de langage puisés chez les opposants de l’atome.

« Le nucléaire est bien plus qu’un choix technique ou économique » a-t-elle asséné pour commencer, plaçant au même niveau des faits scientifiques établis et les assertions des allergiques à l’atome.

Un relativisme que l’on retrouve dans le document d’introduction de la CNDP. On y lit que « le bilan carbone de l’énergie nucléaire, le volume réel et le coût des déchets radioactifs sont autant de sujets sur lesquels il n’existe aucun consensus entre les personnes partisanes et opposantes au nucléaire ». Voici traités à égalité une multitude d’études sur ces questions et les allégations de groupuscules minoritaires anti-centrales.

Cela rappelle le débat public tenu lors de la dernière programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) en 2018. Les documents fournis par la CNDP affichaient alors les émissions de dioxyde de carbone de chacun des moyens de production d’électricité. Les chiffres émanaient systématiquement du GIEC. Pour tous les moyens de production. Tous, sauf un : le nucléaire, pour lequel une autre source, Wise, avait été choisie. Wise qui se définit comme une « agence d’information et d’étude sur l’énergie », est dirigée depuis 2003 par Yves Marignac, un militant anti-nucléaire notoire. Et ses conclusions diffèrent très largement de celles du GIEC en termes de chiffrage…

Malgré le nombre déjà grand de ces imprécisions, Chantal Jouanno éprouve le besoin de renchérir. Il n’y a jamais trop d’arguments pour décrédibiliser l’énergie nucléaire à l’aube de la relance de la construction de nouveaux réacteurs, voire justifier la violence des mouvements anti-nucléaire qui perturbent et parfois cherchent à empêcher la tenue des débats publics, comme ce fut encore récemment le cas à Cherbourg sur l’évolution du site de La Hague.

Le champ rationnel scientifique a été délibérément déserté par certains qui défendent une position idéologique

Quelques exemples choisis. Mme Jouanno explique que « les enseignements du débat de 2005 ont été ignorés dans la loi du 28 juin 2006 sur la gestion des matières et déchets radioactifs, qui écartait toute autre solution que l’enfouissement en couche géologique profonde ». Or, il est très facile de le vérifier, ladite loi, dans son article 3, dit exactement l’inverse, en précisant que les travaux sur la transmutation et l’entreposage des déchets doivent se poursuivre.

Mme Jouanno accuse aussi le débat sur le nucléaire d’être « empreint de défiance et de conflictualité, car les politiques publiques dans ce domaine ont été marquées par le secret et les décisions imposées ». Alors que toutes les dernières décisions concernant la filière nucléaire française, de la construction du dernier EPR à Flamanville à la création de Cigéo, le centre de stockage de déchets nucléaires en couche géologique profonde, ont bien fait l’objet de lois. Et ont donc, de facto, été discutées à l’Assemblée nationale et au Sénat. Ces lois ont été débattues, en commission comme en hémicycle, et diffusées en direct sur internet et sur les chaînes de télévision spécialisées. Difficile dès lors de parler de « secret » des débats. Tout comme il est difficile de soutenir qu’un débat devant la représentation nationale est une « décision imposée ».

Les conflits ne sont certainement pas dûs à des prétendus « secret » ou « décision imposée ». Ils surgissent parce que le champ rationnel scientifique a été délibérément déserté par certains, qui défendent une position purement idéologique. Ceux-là semblent avoir trouvé une excellente alliée en la présidente de la CNDP.


- Des chiffres de production du solaire et de l'éolien sur juillet et août. Baisse de l'éolien

L’éolien en baisse, le photovoltaïque explose

Extrait révolution énergétique le 28-10-22

Du côté des renouvelables non pilotables, le rapport évoque une production éolienne en baisse par rapport à l’année précédente, à -19,1 % en juillet et -9,3 % en août (1,9 TWh en juillet et 2 TWh en août). Seule la production solaire tire son épingle du jeu avec une augmentation de +52 % en juillet (2,6 TWh).

Ce niveau s’explique par un ensoleillement important cet été, de 25 à 50 % supérieur à la normale saisonnière. C’est également le développement important du parc installé qui a permis de battre des records cet été dans la filière.


- Une startup propose de développer des micro réacteurs graphite gaz qui seraient particulièrement utile dans certains secteurs de l'industrie entre autres.

La société innovante Jimmy Energy veut développer un micro-réacteur nucléaire exploitant la -déjà éprouvée- technologie du Graphite Gaz. Déclinée en deux modèles d’une puissance respective de 10MW et 20MW, les petits réacteurs remplaceraient les coûteux brûleurs à gaz massivement utilisés par l’industrie.

Pour les connaisseurs de l’histoire nucléaire française, parler de la filière Graphite Gaz a un parfum particulier. Ces réacteurs, refroidis au gaz, ont été développés dans les années 1950 et ont été la première génération de réacteurs électrogènes avec des monuments comme Marcoule ou encore la boule de Chinon, aujourd’hui transformée en musée. Cependant, comme souvent, l’histoire bégaye. Et cette technologie, bien que totalement abandonnée dans la production d’électricité, revient sur le devant de la scène cette année grâce à une start-up qui souhaite faire revivre cette filière. 25 millions d’euros de levée de fonds Cette jeune pousse, c’est Jimmy Energy. Son ambition? Proposer à l’industrie un mode de production de chaleur décarbonée et bien moins cher que [...]

Une start up nucléaire
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