19/01/26 - Situation 2025 - Éclairage sur les différents régimes de rémunération de l’éolien en France, en 2025, ex lors des périodes de prix négatifs...
- Vent Contraire en Touraine & Berry

- 18 janv.
- 9 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 5 jours
2026 Ensemble pour gagner !
Chers tous,
En ce début d’année nous vous invitons à partager quelques réflexions sur la situation de notre combat.Nous vous invitons également à nous faire part de vos suggestions.
1°) En 2025 il y a eu des évènements et des prises de positions qui justifient notre combat :
SECURITE : le risque de blackout : Le blackout en Espagne et Portugal, en avril 2025 a ouvert les yeux des Français sur la fragilité d’une production basée majoritairement sur des énergies renouvelables intermittentes EnRI : solaire et éolien. Une étude de la surmortalité dans les 2 jours qui ont suivi (demandée par Alexandre Jardin) déclare 147 décès supplémentaires (et non 7). Le lourd tribut à payer pour un pays à l’arrêt, sans communication !
_ L’article des Echos du 25/12/25 a révélé deux risques de blackout en France le 1er mai et le 23 octobre, générés par une chute brutale de la production d’EnRI. RTE a appelé la filière à respecter ses engagements pour protéger le réseau électrique. Mais comment en sommes-nous arrivés là ?..Voir résumé étude en annexe 1.
POUVOIR D’ACHAT : des factures qui explosent, le surendettement des ménages aussi : Plusieurs médias ont annoncé récemment que 36% des Français rencontrent des difficultés pour payer leurs factures d’énergie.
Selon Eurostat, le prix TTC de l’électricité serait passé de 0,1207 €/kWh au 2ème semestre 2009 à 0,2926 €/kWh au 2ème semestre 2024, soit une augmentation de 142% en 15 ans. Ramenée en euros constants, cette hausse, alors de l’ordre de 91% n’en demeure pas moins considérable. (Mont Champot 23/8/25)
Concernant les dossiers de surendettement : selon François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France,« nous sommes à +9,8 % de dossiers déposés par rapport à l’année précédente », « les dépenses contraintes restent élevées. L’énergie, le logement et l’alimentation continuent de peser lourdement »
DESINDUSTRIALISATION : un record de fermetures et de radiations d’entreprises : l’année s’achève sur un nouveau record historique des défaillances en France : 68.500, plus 3,4% par rapport à 2024. On enregistre également un bond de 46 % des radiations contre 9 % en 2024. Le coût de l’énergie apparaît dans les raisons de cette situation qui détruit la compétitivité des entreprises.
L’ECHEC DE L’ENERGIEWENDE ALLEMAND : L’Allemagne a le prix d’électricité le plus cher d’Europe pour les clients résidentiels : 40,05 € le MWh. (France 29, 26 €) Depuis la fermeture de ses centrales nucléaires l’Allemagne, pour la 3ème année, importe de l’électricité. Elle a planifié la construction de 20GW de centrales à gaz d’ici 2030.
Les heures à prix négatifs ont augmenté en 2025, passant de 457 à 573 heures. En 2024, l’’intensité carbone de la production d’électricité allemande a été d’environ 363 g CO2éq/kWh, près de 6% de moins qu’en 2023 (Allemagne Energies 2025) mais 17 fois plus élevée qu’en France.
Dernière déclaration publique du chancelier MERZ le 14/1/26 : It was a serious strategic mistake to exit nuclear energy. (C’était une grave erreur stratégique d’abandonner le nucléaire). Voir article Transition et Energie du 16-1 en annexe2
LES ALERTES DES EXPERTS ET DES SCIENTIFIQUES AU GOUVERNEMENT : De nombreux courriers ont été adressés en 2025 au gouvernement pour l’alerter sur la stagnation de la consommation, la surcapacité et la surproduction d’électricité due aux EnRI. -Alerte sur les coûts engendrés et sur le prix de l’électricité, qui ne pourrait que se dégrader un peu plus, avec un développement accéléré tel que le prévoit la PPE3. -Alerte des industriels sur la perte de compétitivité de leurs entreprises.-Alerte sur la déstabilisation du réseau et le risque de blackout.Retenons les 2 derniers courriers au Premier ministre et au ministre de la transition énergétique envoyés précédemment** : - lettre du Haut-Commissaire à l’Energie Atomique (HCEA) le 10/7/2025- lettre du Syndicat de l’Energie le 23/12/25Et les 2 interviews, envoyés également** :- de Mr PALU Secrétaire National Affaires Publiques et Européennes du syndicat CFE Énergies.- du Sénateur Vincent LOUAULT.
Tout ceci a contribué à une meilleure connaissance de la situation par les Français et a exercé une pression sur le gouvernement qui a permis de bloquer pour l’instant le passage par décret de la PPE3.
2°) En 2026, le combat continue !Certains d’entre vous sont fatigués !.. Tentés de baisser les bras... Ce n’est pas le moment de lâcher, alors que les projets éoliens ont tendance à ralentir, mais que le photovoltaïque arrive en force comme un refuge pour les promoteurs.On peut espérer que la situation économique de notre pays sera un frein à l’acceptation de « projets échoués » (note du Haut-Commissaire à l’Energie Atomique le 10/7/25) qui ne feraient qu’accentuer les pertes et augmenter encore le coût de notre électricité, déjà 2 à 3 fois plus chère qu’aux USA. Il faut arrêter l’hémorragie de nos entreprises qui ferment ou délocalisent.Mais nous ne pouvons négliger le fait que la France a pris des engagements en % de développement d’EnR auprès de l’Europe. Des engagements de moyens, alors qu’en résultats elle est parmi les meilleurs pays de l’Europe et ne représente que 0,7% des émissions mondiales de CO2. Ne relâchons pas la pression !
Merci de remonter vos idées et suggestions. Elles seront bienvenues.Encore une très bonne année à tous pour vous et vos familles
Bien amicalement
Le bureau de la Fédération.
PJ : étude rémunération des EnRI et prix négatifs_article Transition et Energies du 16/1/26
Ne lâchons rien !.. Refusons les projets d’EnRI qui détruisent nos campagnes, nos vies, notre économie. Nos élus sont le dernier rempart face à cette destruction.
Cette étude est édifiante...
Nous avons réalisé une étude : Eclairage sur les différents régimes de rémunération de l’éolien en France, en 2025. Quid de la rémunération des exploitants lors des périodes de prix négatifs ? Voici ci-après un résumé :






L’anti-modèle allemand
TRANSITION et ENERGIES par La rédaction le 16/01
Même le chancelier allemand Friedrich Merz a fini par l'admettre publiquement cette semaine. Abandonner l'énergie nucléaire a été « une grave erreur stratégique ». L’Allemagne a ainsi réussi l'an dernier le tour de force de voir ses émissions de CO2 par KWh d’électricité produit augmenter… Certes, cette augmentation est symbolique, de seulement un gramme en passant de 334 grammes par KWh en 2024 à 335 grammes en 2025. Mais elle a eu lieu en dépit du fait que 58,5% de la production d'électricité du pays a été faite par des renouvelables dont 47,2% par des renouvelables intermittents éoliens et solaires. Mais quand il n'y a pas de vent et de soleil, il faut bien produire de l'électricité... Et l'Allemagne le fait avec des centrales thermiques. Et en plus, son électricité renouvelable et thermique est la plus chère d'Europe. Par comparaison, la France en est à 32 grammes de CO2 par KWh produit. Son électricité est décarbonée à 95% et est l'une des moins chères d'Europe. Mais la politique énergétique allemande du tout renouvelables reste le modèle de la Commission européenne et des écologistes… Comprenne qui pourra.
Le chancelier allemand Friedrich Merz l’a admis publiquement le 14 janvier. Un coup de tonnerre dans le ciel énergétique outre-Rhin. Abandonner l’énergie nucléaire a été « une grave erreur stratégique » et l’Allemagne mène la transition énergétique la plus coûteuse au monde qui appauvrit sa population et lamine son industrie. « Il y a au moins trois ans, nous aurions dû laisser les dernières centrales nucléaires allemandes en service afin de conserver au moins les capacités de production d’électricité dont nous disposions à l’époque. Nous avons hérité d’une situation que nous devons maintenant corriger. Nous n’avons tout simplement pas assez de capacités de production d’énergie. Je ne connais pas un autre pays qui ait fait des choses plus coûteuses et plus compliquées que l’Allemagne », a ajouté Friedrich Merz.
La meilleure démonstration de l’impasse dans laquelle se trouve l’Allemagne, après avoir investi en deux décennies plus de 600 milliards d’euros dans sa révolution énergétique (Energiewende) et avoir tout misé sur les renouvelables intermittents, a été donnée il y a quelques jours par Eric Van Vaerenbergh, le Directeur général de Atenas Belgium. Il explique la contradiction insurmontable entre le fait d’avoir toujours plus de capacités de production électrique photovoltaïque et éolienne (ENRi) et dans les faits une production d’électricité décarbonée qui plafonne.
L’Allemagne a même enregistré une augmentation (symbolique) d’un gramme par KWh de ses émissions de carbone résultant de la production d’électricité entre 2024 et 2025 tout en ayant 58,5% de sa production qui provient des renouvelables, dont 47,2% pour les intermittents éoliens et solaires. Ces émissions sont passées de 334 grammes par KWh en 2024 à 335 grammes en 2025. Par comparaison, la France, dont la politique énergétique est tellement décriée par l’écologie politique qui prend en exemple l’Allemagne et prône des investissements massifs dans les ENRi, en est à 32 grammes de CO2 par KWh produit. Son électricité est décarbonée à 95% et est l’une des moins chères d’Europe. La France émet dix fois moins de carbone par kilowatt heure produit que l’Allemagne ! Et elle produit cette électricité décarbonée en surabondance sans devoir recourir aux centrales thermiques ou dépendre de ses voisins quand il n’y a pas de vent et de soleil.
Admettre la réalité
Mais l’opposition à l’énergie nucléaire est tellement constitutive de l’idéologie écologiste, en Allemagne comme en France, qu’admettre cette réalité est psychologiquement impossible pour les Verts. Autre illustration de l’impasse allemande, ce pays a été importateur net d’électricité en 2025 pour la troisième année consécutive, avec un solde import/export de 19TWh, ce qui est équivalent à la production de 3 réacteurs nucléaires de type Fessenheim… Dans le même temps et les mêmes conditions météorologiques, un peu moins froides en hiver et un peu plus ensoleillées en été, la France a battu elle un nouveau record de son solde import/export d’électricité à plus de 92TWh.
Rappelons qu’Emmanuel Macron a fait fermer définitivement les deux réacteurs de Fessenheim en Alsace, en parfait état, en 2020 pour satisfaire le lobby renouvelable et plus particulièrement Nicolas Hulot et aussi… le gouvernement allemand. Aujourd’hui le gouvernement Lecornu sous la pression du même lobby éolien tente par tous les moyens de promulguer une PPE3 (Programmation pluriannuelle de l’énergie version 3) qui stipule des investissements massifs dans les ENRi absolument inutiles et qui déstabiliseraient encore une peu plus notre système électrique.
Déstabilisation des réseaux
Il y a un problème de fond que ne comprennent pas ou ne veulent pas comprendre les lobbys renouvelables pour des raisons idéologiques et plus encore d’intérêts particuliers. Accumuler les moyens de production et les équipements ne les rend pas plus performants… au contraire. Car l’intermittence reste la même. Et quand il n’y a pas de vent et pas de soleil (à commencer par la nuit), la rentabilité de ses équipements est encore plus problématique. La production brute d’électricité renouvelable allemande stagne depuis plusieurs années et chaque gigawatt supplémentaire de capacité produit de moins en moins d’électricité utile.
L’éolien et le photovoltaïque sont intermittents, non pilotables, et contraints par la saturation des réseaux liée notamment au fait qu’ils produisent toujours trop… ou pas assez. Dans le premier cas, celui de la surproduction, ils déstabilisent et fragilisent les réseaux et les marchés en faisant s’effondrer les prix. En revanche, quand les renouvelables intermittents ne produisent pas les prix s’envolent. Et l’accumulation de nouveaux équipements ne règle pas le problème. Elle l’aggrave. Car elle contribue à faire encore baisser le facteur de charge des renouvelables intermittents, déjà très peu élevé (moins de 25% pour l’éolien terrestre et 15% pour le solaire photovoltaïque en France), à mesure que les meilleurs sites sont déjà occupés.
Subventionner l’électricité pour sauver l’industrie
L’Allemagne a eu beau continuer à développer massivement son parc éolien et solaire, elle a consommé plus de combustibles fossiles (charbon, lignite et gaz naturel) pour produire de l’électricité en 2025 qu’en 2024 ! Et au passage, ce qui n’est pas un hasard, le coût de l’électricité en Allemagne est le plus élevé en Europe. Ce qui tend à démontrer une fois de plus que les renouvelables intermittents poussent mécaniquement les prix de l’électricité à la hausse. Du fait des subventions dont ils bénéficient, de la nécessité d’investir massivement dans les réseaux électriques et de leur intermittence qui contraint à avoir des équipements de production d’électricité en réserve, dits pilotables, qu’il est très difficile de rentabiliser.
Les prix de l’électricité en Allemagne ont plus que doublé au cours des dix dernières années. En octobre 2025, ils étaient pour les particuliers les plus élevés en Europe à 40,35 euros du KWh en moyenne à comparer à 25,24 euros en France. Et la situation est la même pour les entreprises au point que l’Allemagne va maintenant subventionner l’électricité pour tenter de soutenir et même sauver son industrie.
40 centrales à gaz construites en urgence
Sans surprise, avec des prix aussi élevés, l’électrification des usages est à la traîne. Un rapport réalisé à la demande du gouvernement allemand par la société de conseil BET et l’Institut d’économie de l’énergie (EWI) de l’université de Cologne montre que l’électrification des usages dans les transports, l’industrie, le chauffage… n’est pas au rendez-vous, comme d’ailleurs en France et dans de nombreux autres pays européens. Les experts estiment que la consommation électrique de l’Allemagne se situera entre 600 et 700 térawattheures (TWh) à l’horizon 2030. En 2023, elle avait été estimée par le gouvernement et l’Agence fédérale des réseaux à 750 TWh.
L’Allemagne qui dépend donc encore beaucoup des centrales à charbon et au lignite (un charbon encore plus polluant et de mauvaise qualité) a fait le choix de passer au gaz naturel pour ses centrales thermiques afin de réduire, un peu, ses émissions de gaz à effet de serre. Mais comme il n’est plus question d’importer du gaz russe, elle importe massivement du GNL (Gaz naturel liquéfié), notamment américain, extrêmement cher… Elle devrait devenir d’ici la fin de la décennie le quatrième importateur mondial de GNL derrière la Corée du Sud, la Chine et le Japon. Et le gouvernement du chancelier Friedrich Merz a donc annoncé il y a quelques mois la construction en urgence dans le pays de 40 centrales à gaz.





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