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Brèves du 28/04/23 indépendance énergétique - éolien offshore - agrivoltaïsme, etc...

- La CAA de Lyon prend le parti de la biodiversité en Bourbonnais.

Du jamais vu...

La Cour administrative d’appel de Lyon prend le parti de la biodiversité en Bourbonnais ! Du jamais vu

Par arrêt du 27 avril 2023, la 7e chambre de la Cour administrative d’appel de Lyon rejette l’appel formé par le promoteur éolien allemand AboWind (société CPENR de Bransat et Laféline) contre l’arrêté préfectoral n° 1168/2021 du 25 mai 2021 qui avait rejeté sa demande d’autorisation environnementale de construction et d’exploitation d’un parc éolien de 6 aérogénérateurs de 241 m de haut en bout de pale et de 3 postes de livraison électrique sur les communes de Bransat et de Laféline.

La Mission Régionale d’Autorité environnementale (MRAe) avait souligné dans son avis du 17 décembre 2019 des enjeux écologiques forts à très forts sur la quasi-totalité de l’aire d’étude, en particulier concernant les chiroptères et l’avifaune des haies bocagères et couloirs migratoires principaux.

S’appuyant sur cet avis, la Cour déclare que « l’effectivité des mesures de réduction envisagées, surtout pour l’avifaune protégée, et spécialement pour les Milans royaux, n’est pas totalement garantie » pour rejeter la requête d’AboWind.

Dans cette même affaire, le juge des référés avait ordonné le 31 août 2021 le rejet du référé engagé par AboWind en précisant : « La priorité donnée aux sources d’énergie renouvelable doit être conciliée avec la protection des milieux naturels et urbains ».

arrêt du 27 avril 2023, la 7e chambre de la Cour administrative d’appel de Lyon :

2023 04 27 - Arrêt CAA Lyon 21LY02544
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- Interview dans l’Express d’Yves BRECHET ancien Haut-Commissaire à l’Energie Atomique.

A lire par tous ceux qui n’ont pu suivre son interview par la commission Schellenberger sur la perte de notre indépendance énergétique. Garanti sans langue de bois !

Dénonçant des années "d’incurie" dans notre politique énergétique, l’ancien haut-commissaire à l’énergie atomique invite l’exécutif à passer des discours à l’action.

Il a volé la vedette à des anciens présidents ou ministres qui ont défilé - souvent peu à leur avantage - devant la commission d’enquête visant à établir les raisons de la perte de souveraineté et d’indépendance énergétique de la France. Haut-commissaire à l’énergie atomique de 2012 à 2018, Yves Bréchet ne mâchait pas ses mots le 29 novembre 2022 à l’Assemblée nationale, dénonçant une politique énergétique décidée par "un canard sans tête", tout comme "l’inculture scientifique et technique de notre classe politique".

Quelques mois plus tard, quand nous le retrouvons (à une heure très matinale) dans un café parisien, le polytechnicien et membre de l’Académie des sciences affiche toujours le même nœud de papillon et le même franc-parler tonitruant. Saluant chaudement le travail et les conclusions de la commission d’enquête ("c’est l’honneur du Parlement d’avoir écrit un rapport d’une telle qualité"), Yves Bréchet revient pour L’Express sur "l’incurie" de ces dernières années, mais appelle surtout l’Etat à sortir des discours pour passer à l’action. Cela passe par une vision sur le long terme, mais aussi, selon lui, par la relance des réacteurs dits de quatrième génération à neutrons rapides, clef de voûte pour un "nucléaire durable". Yves Bréchet constate également que les jeunes générations écologistes sont moins dogmatiques à ce sujet, même si "un certain nombre de fanatiques ne supporte pas que précisément, une partie de la population commence à se rendre compte de l’utilité du nucléaire". Entretien radioactif ![...]

Yves Bréchet
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- Un excellent article de Philippe CHARLEZ « L’échec de la souveraineté énergétique révélé ».

PH CHARLEZ donnera une conférence le 16/6 à 20h30 à la salle Agnès Sorel à Loches (infos à suivre en mai)

La commission d’enquête sur la souveraineté et l’indépendance énergétique révèle un retard considérable de la France dans ce domaine crucial.

Publié le 25 avril 2023

Depuis mi 2021, la crise énergétique exacerbée par le conflit russo-ukrainien nous a replongé au milieu des années 1970 quand le premier choc pétrolier avait sonné le glas des Trente glorieuses, engendrant l’apparition de l’inflation à deux chiffres, de la dette endémique et du chômage de masse.

Comme souvent, il faut attendre ces situations de crise pour en analyser les causes structurelles. Telle est la louable mission octroyée à la Commission d’enquête sur la souveraineté et l’indépendance énergétique lancée à l’initiative du parti Les Républicains et présidée par l’excellent Raphaël Schellenberger, député LR de la circonscription de Fessenheim.

Pour une fois, ce ne fut pas la commission de la « langue de bois » et du «politiquement correct».[...]


- Un article du Figaro : « Éolien offshore : les industriels au défi de la rentabilité et de la concurrence chinoise ? »

Le Figaro, le 24/04/2023

DÉCRYPTAGE - Les acteurs de la filière, à la santé pas toujours flamboyante, doivent gérer la menace chinoise qui se profile.

La situation est pour le moins paradoxale. Les parcs d’éoliennes en mer se multiplient aujourd’hui en Europe. Les gouvernements veulent mettre le pied sur l’accélérateur, comme va le montrer le sommet d’Ostende. Et pourtant, la santé des industriels du secteur n’est pas très flamboyante.

«L’Europe a été le berceau de l’éolien offshore, mais l’état financier des turbiniers européens est un symbole des tensions actuelles du secteur», reconnaît Stéphane His, consultant indépendant spécialiste des énergies renouvelables. L’an dernier, le danois Vestas, premier fabricant d’éoliennes dans le monde, a perdu près de 1,6 milliard d’euros. Siemens Energy, qui est en train de prendre le contrôle total du fabricant d’éoliennes Siemens Gamesa, a pour sa part perdu 650 millions d’euros sur la même période.[...]

Éolien offshore
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- Le jugement sévère de Michel Negynas sur FIT for 55 :

des délais et des coûts irréalistes, des systèmes complexes pour les taxes …

Le plan Fit For 55 de l’Europe comporte onze thèmes visant à réduire les émissions de CO2 de 55 % d’ici à 2030, mais sa complexité et son caractère irréaliste en font un programme potentiellement suicidaire pour l’économie européenne.[...]


- Un article sur l’agrivoltaïsme de Michel-Pierre Faucon

docteur de l’Université Libre de Bruxelles, enseignant-chercheur en écologie végétale et agroécologie à l’institut polytechnique UniLaSalle

« L’agrivoltaïsme est favorable en présence d’aléas climatiques »

Le Monde de l’ Énergie ouvre ses colonnes à Michel-Pierre Faucon, docteur de l’Université Libre de Bruxelles, enseignant-chercheur en écologie végétale et agroécologie à l’institut polytechnique UniLaSalle, coauteur avec Marc Legras et Romain Gloaguen de l’article de diffusion scientifique Agrivoltaïsme : avantages et inconvénients d’installer des panneaux solaires dans les champs. Nous évoquons avec lui cette question de l’agrivoltaïsme, c’est à dire l’association, sur un même site, une production agricole (maraîchage, élevage ou vigne) et, de manière secondaire, une production d’électricité par des panneaux solaires photovoltaïques.

Le Monde de l’Énergie —Quelle est la place du photovoltaïsme et, plus spécifiquement, de l’agrivoltaïsme, dans la transition énergétique française ?

Michel-Pierre Faucon —Pour accélérer la transition écologique et énergétique, la production d’énergie renouvelable via le photovoltaïsme représente une solution clef : même dans le scénario disruptif de RTE (i.e. sobriété, 408 TWh en 2050), une puissance installée de 100 GW (soit ¼ à 1/5 de la consommation d’électricité en fonction des scenarii définis par l’ADEME en 2022) mobilisera à la fois les sols artificialisés et une partie des sols cultivés. Ces derniers représentent 52% des sols français (soit 28 millions d’hectare) : installer des panneaux photovoltaïques sur 1% de la surface agricole utilisée permettrait d’atteindre 200 à 280 GW de puissance électrique, de quoi couvrir quasi la moitié des besoins en énergie électrique de la France.

Ce n’est pas qu’une nouvelle source d’énergie pour la production d’électricité, puisque le photovoltaïsme est une technologie qui a 100 ans : les premières cellules photovoltaïques ont été conçues en 1913 et le premier panneau solaire a été développé en 1956 (mais uniquement avec un rendement de 6%, contre entre 13 à 18% aujourd’hui).

Le Monde de l’Énergie —La récente loi d’accélération des renouvelables a posé un cadre légal pour l’agrivoltaïsme. Où en est le développement de cette source d’énergie, en France et dans le monde ?

Michel-Pierre Faucon —En octobre dernier, l’ADEME dénombrait 167 projets d’agrivoltaïsme pour 1,3 GW. Plusieurs projets sont en cours mais verront le jour d’ici quelques années, puisque les études préalables (d’impacts sur le patrimoine historique, la biodiversité, sur l’activité agricole…), les enquêtes publiques, les demandes de permis d’installation, et l’installation en elle-même requièrent environ une durée de 2 à 3 ans.

Même si la Corée du Sud et le Japon ont initié l’agrivoltaïsme depuis plusieurs années, il est actuellement en extension dans plusieurs continents et pays. Par exemple, les USA étendent rapidement ce système de production (en une année, 8 000 hectares de terres cultivées dans le sud de la Californie ont accueillis un système d’agrivoltaïsme). D’ici 2030, l’installation solaire aux USA pourrait atteindre 330 GW de capacité installée (pour répondre à 14 % de la demande nationale), avec 209 GW prévus pour l’énergie solaire au sol, ce qui nécessiterait environ 8 000 km2 de terres, y compris des terres agricoles.

Le Monde de l’Énergie —Quels sont les avantages et les inconvénients de l’installation de panneaux photovoltaïques sur un parcelle agricole, en dehors de la production d’électricité ?

Michel-Pierre Faucon —Il est positif pour tous les systèmes de production pour lesquels l’ombrage additionnel des panneaux est bénéfique ; on pense par exemple aux systèmes maraîchers ou composés de prairies permanentes. La consommation d’eau peut diminuer grâce à un ombrage partiel et intermittent des modules photovoltaïques, constituant un micro-climat. De cette façon, le sol retient plus d’humidité et les cultures sont protégées d’un ensoleillement excessif, en particulier pendant les heures les plus chaudes de la journée. L’agrivoltaïsme est donc favorable en présence d’aléas climatiques et notamment en présence de culture d’été.

En absence de pic de chaleur et de sécheresse, l’AV pourrait présenter un effet neutre, voir négatif, notamment sur des sols fertiles, productifs… S’il y a une perte de rendement expliquée par une diminution de lumière disponible sous le panneau, elle sera plus importante sur un sol fertile. C’est la raison pour laquelle une analyse des activités agricoles et une étude d’impacts sont réalisées préalablement pour chaque projet, avant toute autorisation.

Ce système de production d’énergie renouvelable ne peut pas être généralisé puisque son impact dépend des spécificités des territoires (c’est à dire en fonction de sa patrimonialité, des enjeux de biodiversité, des températures, puisque les températures trop élevées réduisent l’efficacité des panneaux, de la création d’îlots de chaleur puisque la température à la surface des panneaux peut doubler…). Il trouve donc sa place dans un mix énergétique composé d’une combinaison de sources d’énergies renouvelables.

Le Monde de l’Énergie —Avec quel type de cultures et de parcelles présente-t-elle les meilleures synergies ?

Michel-Pierre Faucon —Théoriquement (puisqu’il est encore peu étudié), il serait favorable aux cultures sensibles aux aléas climatiques, comme les cultures d’été (cultures maraichères, ou de cycle court, dites les cultures de printemps, qui terminent leur cycle à la fin de l’été, par exemple le maïs, le soja…) et les prairies qui subissent une pression thermique et/ou liée à un déficit hydrique.

C’est également le cas des cultures qui fleurissent ou développent leurs feuilles précocement et sont ainsi vulnérables au gel (comme la vigne, des vergers)… Le rendement n’est pas le seul critère, la qualité des produits est aussi influencée par l’AV ; de récentes études ont montré le rôle de l’AV dans le maintien du taux de sucre dans les raisins. Néanmoins, ces nouveaux systèmes méritent d’être d’avantage étudiés afin de conseiller au mieux les acteurs du monde agricole.

Le Monde de l’Énergie —Quels sont les freins principaux à son développement ? Les revenus générés par les panneaux photovoltaïques ne risque-t-il pas d’entrer en concurrence avec la production agricole ?

Michel-Pierre Faucon —Les freins reposent surtout sur la modification du paysage soumis à la perception des habitants. Des haies peuvent être plantées autour de la parcelle accueillant le système d’agrivoltaïsme afin de limiter l’impact paysager. Le nombre important de critères ne permet pas le déploiement de l’agrivoltaïsme dans tous les territoires. La loi d’accélération des énergies renouvelables impose une compatibilité entre l’activité agricole et la production d’énergie renouvelable, l’indemnité est définie avec l’agriculteur en fonction de potentielles contraintes, elle n’est pas aussi rémunératrice que le bénéfice de la production agricole, limitant ainsi les dérives… et protégeant ainsi le service principal fourni par les agriculteurs à la société, qui est de la nourrir en réduisant ses externalités sur l’environnement.



- Patrice CAHART (auteur de la Peste éolienne) parle de l’éolien offshore dans le Figaro

https://www.lefigaro.fr/vox/societe/patrice-cahart-en-depit-de-sa-laideur-l-eolien-offshore-permet-de-limiter-les-degats-de-l-eolien-terrestre-20230426 Le plus grand projet onshore européen, le projet Maestrale Ring de 874 MW (Serbie) sera basé sur des turbines chinoises et non sur les turbines de Vestas comme initialement prévu. Dans cette course folle au développement de l’éolien le risque est grand de créer une nouvelle dépendance au matériel chinois en plus de la dépendance au gaz pour pallier l’intermittence de ces engins ! [...]

Patrice Cahart le Figaro l'éolien en mer
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- Brèves 28/04/23

Le combustible nucléaire usé, une source d’énergie considérable

Publié le 25 avril 2023 - Mis à jour le 26 avril 2023 SFEN

Selon l’association internationale de défense de l’environnement RePlanet, si les stocks existants de combustible nucléaire usé étaient recyclés et réutilisés comme combustible pour les réacteurs à neutrons rapides, ils pourraient produire de l’électricité sans émission de carbone pour l’Europe pendant une durée de 600 à un millier d’années.

«Le lobbying anti-nucléaire allemand est très efficace»

Alors que l’Allemagne vient de fermer ses trois dernières centrales nucléaires, François Goulard analyse la stratégie énergétique allemande. L’ancien ministre rappelle que le choix, outre-Rhin, d’un parc d’énergies renouvelables important, nécessite la multiplication des centrales thermiques, et engendre un mix énergétique plus coûteux. Il y voit l’origine du lobbying anti-nucléaire allemand, pour des raisons de compétitivité industrielle.

Environnement : deux rorquals échoués non loin du chantier d’éoliennes de Fécamp Extrait France Info 21/4

Le chantier d'éoliennes au large de Fécamp a-t-il un lien avec les deux rorquals qui se sont échoués sur les plages ? Certaines associations environnementales font le rapprochement. En 48 heures, deux cétacés se sont échoués à quelques kilomètres de distance.

Deux baleines échouées en deux jours sur les plages de Seine-Maritime : un rorqual de près de 20 m très amaigri à Saint-Valéry en Caux, et un petit rorqual de 3 m à Veules-les-Roses. L’association de défense des océans Sea Shepherd réclame une enquête. Pour elle, les cétacés pourraient avoir été désorientés par la pollution sonore générée par le chantier éolien de Fécamp, à 40 km de là.


Réseaux offshore : la prochaine frontière Source : Wind Europe _27 avril 2023 Sept pays de l'Union européenne (France, Allemagne, Pays-Bas, Belgique, Irlande, Danemark, Luxembourg) ainsi que la Norvège et le Royaume-Uni se sont réunis à Ostende le 24 avril 2023 pour réaffirmer leur ambition d'accélérer le déploiement de l'éolien offshore en mer du Nord : leur objectif conjoint est de « porter collectivement leurs capacités d'énergie éolienne en mer du Nord à 120 gigawatts en 2030, puis au moins 300 GW en 2050, contre des capacités actuelles cumulées d'environ 30 GW », des objectifs salués par la filière(1).

Dans le rapport ci-après mis en ligne ce 25 avril, Hitachi Energy et WindEurope soulignent la nécessité en parallèle de ces objectifs de puissances installées d' « investir massivement dans les réseaux électriques offshore » pour faciliter l'intégration d'un nombre importants de nouveaux parcs éoliens(2), avec le déploiement coordonné d'un « réseau dit maillé [...] des groupes de parcs éoliens offshore avec moins de câbles connectés au rivage qui peuvent acheminer l'électricité vers deux ou plusieurs réseaux nationaux » ( à l'image du parc de Kriegers Flak(3) connecté aux réseaux électriques danois et allemand).


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MERVEILLEUSE Phrase de Pierre Desproges que l’on peut appliquer à beaucoup de propositions de nos chers pseudo-écolos





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