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Brèves du 26/09/2022 autour du projet de loi relatif à l'accélération des EnR

Le gouvernement, dans la droite ligne de la Communauté Européenne avec son projet RePowerEU, tente d'accélérer la mise en place des EnR, particulièrement les parcs éoliens par tous les moyens possibles.

Si on passe sous silence dans le projet de loi relatif à l’accélération des énergies renouvelables, le cas de l'éolien terrestre, il n'est pas pour autant oublié, on en veut pour preuve la circulaire aux préfets relayée par la FED :

circulaire prefets CPfed-20092022def
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"Ordres aux préfets. Accélération de l’éolien terrestre

Dans une circulaire, datée du 16 septembre, court-circuitant les députés et les sénateurs, quatre ministres, dont Agnès Pannier-Runacher et Christophe Béchu ordonnent aux préfets de « mettre en place toutes les actions requises » pour accélérer l’instruction des dossiers en cours concernant l’éolien terrestre ce qui représente plusieurs milliers de machines.

En des termes à la limite de la menace, ils exigent qu’ aucune instruction n’excède vingt quatre mois.

Dans chaque département et région, les préfets sont invités à transmettre à l’exécutif, « sous deux mois, puis tous les trois mois », plusieurs informations, dont la liste des projets en cours d’instruction depuis plus d’un an et une « analyse sur le délai de la procédure au cas par cas », assortie de propositions pour réduire la durée d’instruction.

Il leur est également ordonné de " délivrer sans délais" les autorisations accordées en application d’une décision de justice ».

Visant les maires ruraux de très nombreuses régions qui ne veulent plus d'éoliennes, ils appellent enfin à la « plus grande vigilance » des préfets à l’égard de « certains documents d’urbanisme qui introduisent des interdictions générales et absolues d’implantation de projets renouvelables, notamment de parcs éoliens ». Ceux-ci devront faire l’objet d’un « contrôle de légalité attentif.

Le gouvernement, se veut par ailleurs « informateur, sensibilisateur et facilitateur face à un discours anti-ENR parfois virulent »"


Les avis des différentes instances Conseil national de la transition écologique CNTE, du CNEN et du CNPN (Conseil National d'Évaluation des Normes et Conseil National de la Protection de la Nature ) ne sont pas particulièrement favorables et tendres, les voici ci-dessous :

CNTE - Avis 2022-2
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Souligne l’insuffisance de l’étude d’impact du projet de loi, notamment sur les impacts

environnementaux et sociaux ...

Délibération CNEN du 8 septembre 2022
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Après délibération et vote de ses membres présents :

- avis défavorable émis par 8 membres représentant les élus ;

- avis favorable émis par 3 membres représentant l’État ;

Article1er : Après en avoir délibéré, le conseil national d’évaluation des normes émet, à la majorité des membres présents, un avis défavorable sur le projet de norme susvisé qui lui

est soumis.


_Avis-Acceleration ENR_CNPN_vf
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Le CNPN émet un avis défavorable à l’unanimité des votants (29 votes exprimés), dans l’état actuel de sa rédaction, sur le projet de loi relatif à l’accélération des énergies renouvelables.


Quelques infos autour de l'actualité :

Seuls 9% du solaire et de l’éolien français seraient exposés au plafond européen

Johann Corric 26/09/2022L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

La plupart des producteurs d’énergies renouvelables ont signé des contrats de long terme avec l’Etat et ne profitent pas de la flambée des prix de l’électricité.



- EXTRAIT AFP 8-9-22

l’ancien président François Hollande défend sa politique nucléaire

Les députés LR ont demandé mardi le lancement d'une commission d'enquête pour établir les "responsabilités politiques" dans la "perte d'indépendance" énergétique de la France, critiquant ouvertement la politique de François Hollande puis d'Emmanuel Macron lors de son premier quinquennat.

"Ce sont dix ans de politique conduite, notamment en France sous François Hollande et Emmanuel Macron, qui nous ont conduit à perdre notre indépendance énergétique qui avait été construite depuis le général de Gaulle", a affirmé de son côté mercredi le président du Sénat Gérard Larcher (LR).

A écouter si vous ne l’avez déjà fait https://www.youtube.com/watch?v=wj1dQLR5i8M


- IRDEME étude du 23/9 sur la crise énergétique

Poursuite dans des conditions environnementales acceptables du développement des ENR éolien et solaire. Sans toutefois compter dessus pour se chauffer l’hiver, la production d’origine ENR fournissait en janvier 2022 moins de 2 % de la demande d’électricité aux heures de pointe,


- Fermeture de Fessenheim : révélatrice de la faillite de l’État stratège

[...]À l’occasion de son départ, le patron de l’ASN (Pierre-Franck Chevet) a déclaré dans un article du journal Le Figaro en 2018 que Fessenheim figurait parmi les centrales nucléaires les mieux maintenues et les plus sûres de France :

La vérité, c’est qu’Emmanuel Macron a maintenu en 2018, après le départ de N. Hulot, la décision de fermeture de Fessenheim contre toute rationalité scientifique, économique et climatique parce qu’il s’y était engagé auprès d’Angela Merkel, de la même façon qu’il a failli brader Alstom Ferroviaire à Siemens Mobility à la même époque (désastre industriel miraculeusement évité grâce à la commissaire européenne à la concurrence Margrethe Verstager, depuis c’est Alstom qui a racheté Bombardier et vend des trains hydrogène en Allemagne…).

Le Président de la République l’a d’ailleurs à moitié reconnu lors de son discours le 5 septembre dernier en précisant que « Fessenheim était proche de la frontière allemande, nation qui n’est pas alignée avec nous sur le nucléaire »[...]


- Dérives du marché de l'électricité

Conclusion

Misant sur la pensée dominante, qui prônait à la fois la sortie du nucléaire et du charbon, parallèlement à une réduction de la consommation d’énergie, la France a réduit sa capacité de production pilotable de presque 10% en 10 ans, passant de 117,716 GW installés en 2012 à 107,232 GW aujourd’hui [18], selon les bilans annuels de RTE, tandis que cette puissance pilotable européenne restait quasi stable [18], avec 1467 GW (fossile, hydraulique, géothermie et nucléaire) en 2012 et 1508 GW en 2020.

C’est cette absence de marge qui entraine aujourd’hui le cours du MWh français dans la spirale infernale des achats « à tout prix », c'est-à-dire au prix plafond, lui-même chaque fois repoussé.

La politique énergétique demande une vision de long terme.

Et il n’est pas acceptable qu’au nom de l’urgence climatique on tente aujourd’hui de se dédouaner des erreurs passées en reportant la faute sur une insuffisance d’énergies renouvelables, encore dans l’air du temps mais ô combien aléatoires, afin de minimiser l’importance de l’effort à fournir dans le renouveau de notre parc pilotable.

Car c’est en fonction des tensions sur le réseau que la France a besoin de pouvoir programmer son parc de production, et non en fonction des aléas de production renouvelable qu’elle devrait moduler sa puissance pilotable.

En 2007 déjà, l’ASN avertissait [19] de la nécessité de marges de production suffisantes pour pouvoir « décider sereinement de la mise à l’arrêt de réacteurs dont le niveau de sûreté ne serait pas jugé acceptable par l’ASN, que ce soit à l’occasion d’une réexamen de sûreté ou de tout autre motif, (…) afin d’éviter l’apparition d’une situation où les impératifs de sûreté nucléaire et d’approvisionnement énergétique seraient en concurrence. »

Les dogmes ne sont plus de mise. Un audit indépendant est indispensable pour éclairer toute vision de long terme sur la réalité des limites technico-financières du renouveau de notre parc de production d’électricité.

- L'arnaque des énergies renouvelables

https://www.contrepoints.org/2022/09/15/438761-larnaque-des-energies-renouvelables Une désastreuse arnaque scientifique a eu lieu dans l’ex-URSS quand l’agronome Lyssenko a réussi à convaincre le Comité central du parti communiste, Staline en tête, que ses méthodes permettraient de multiplier par trois, voire quatre la production agricole. Les scientifiques soviétiques qui osèrent critiquer Lyssenko eurent le choix entre se rétracter ou aller au goulag !

Bilan : des famines abominables eurent lieu en URSS et Lyssenko mourût de sa belle mort en 1964 !

Aujourd’hui, la société française s’est engagée sur la voie des énergies dites renouvelables, mais surtout fatales et intermittentes (EnRI), notamment éoliennes et panneaux photovoltaïques, conduisant à des scandales encore plus monstrueux.

Le soutien inconditionnel des dirigeants politiques à ces « nouvelles énergies » (en réalité anciennes et déjà abandonnées) relève du type de fraude scientifique à la Lyssenko qui cache une spoliation des peuples.[...]


- Sondage: 75% des Français maintenant favorables au nucléaire

Un sondage de l’Ifop réalisé pour le Journal du Dimanche au début du mois de septembre, montre le basculement net de l’opinion en faveur de l’énergie nucléaire. L’envolée des prix et les risques de pénurie expliquent ce ralliement. On comprend encore mieux le soudain virage à 180 degrés du président de la République au début de l’année et alors en campagne électorale en faveur de cette énergie.

Entre le risque de pénurie, l’envolée des prix et de l’autre l’assurance d’avoir une énergie abondante et relativement bon marché, même en ayant toujours cette peur plus ou moins irrationnelle de l’atome, les Français ont fait leur choix. Ainsi, selon un sondage de l’Ifop réalisé pour le Journal du Dimanche réalisé au début du mois de septembre, 75% des personnes interrogées se disent favorables au nucléaire. Ce pourcentage est majoritaire quels que soient la classe d’âge ou le parti politique. Les clivages demeurent mais se réduisent : 84% des plus de 65 ans défendent cette énergie, contre 69% chez les moins de 35 ans; 88% la soutiennent à droite et 66% à gauche. Le plus étonnant est que même chez les Insoumis (56%) et chez Europe Écologie-Les Verts (53%), le soutien au nucléaire est majoritaire.[...]

Nucléaire 75% des français favorables
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