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Brèves 24/02/2023 avifaune - profits pétroliers - bilan RTE - EDF - conseil européen - géothermie


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Quand les éoliennes déciment les aigles royaux...

le figaro

TRIBUNE - Le projet de loi d’accélération de la production d’énergies renouvelables favorise l’implantation de nouveaux parcs éoliens. Au détriment de la sauvegarde de la biodiversité et des espèces protégées, dénoncent les signataires, dont Patrice Cahart et Stéphane Bern.

aigles royaux et eoliennes
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Un aigle royal tué par des éoliennes construites illégalement dans l'Hérault

France3Occitanie

Un aigle royal - espèce protégée en France - a été tué dans les Hauts Cantons de l'Hérault, alors qu'il nichait à proximité des éoliennes de Bernagues. Les associations de défense dénoncent depuis des années cet équipement construit sans permis.

Un aigle royal a été tué par les éoliennes de Bernagues dans les Hauts Cantons de l'Hérault. Depuis des années, les associations comme l'ACNAT (Action nature et territoire) du Languedoc-Roussillon, membre de la FNE (France nature environnement), se battent pour la démolition de ces éoliennes dont le permis de construire été annulé. "La décision a été confirmée par la cour de cassation", précise Simon Popy de France nature environnement. La cour d'appel de Nîmes devra de nouveau statuer sur la démolition des éoliennes qui ont tué le mâle du couple qui nichait à proximité".

À Bernagues, sur la commune de Lunas, dans l’Hérault, sept éoliennes sont au cœur d’un imbroglio judiciaire depuis leur construction en 2016. Malgré plusieurs annulations du permis de construire, elles continuent de tourner.

Permis de construire annulé à plusieurs reprises

"Le permis de construire a été annulé trois fois déjà au Conseil d'Etat, en 2011, 2012 et 2017. Mais avant que le permis soit définitivement annulé les entreprises ont construit ces éoliennes, c'est-à-dire qu'ils nous ont mis devant le fait accompli", déplorait Marjolaine Migraine-Villey, interrogée par France 3 Occitanie en décembre 2020.

Plusieurs spécimens tués

En effet, ce permis a été annulé, car il viole le Plan Local d'Urbanisme, il ne tient pas non plus compte de la présence d'animaux protégés en l'occurrence un couple d'aigles royaux qui risque la mort par collision. Ces éoliennes avaient déjà causé la mort de deux oiseaux appartenant à des espèces protégées : un aigle juvénile en 2017 et en 2020, un vautour moine. La mort récente de l'aigle royal donne une fois de plus raison aux associations.


Voilà ce que les profits records des compagnies pétrolières nous disent de la transition énergétique (et de nos hypocrisies politiques)

Avec plus de 200 milliards d’euros cumulés en 2022, les six plus grandes compagnies pétrolières occidentales ont gagné plus d'argent que jamais dans leur histoire. Un résultat à la fois en contradiction absolue avec nos objectifs de transition énergétique et… alimenté par la contrainte politique de cette même transition.

Atlantico : Avec plus de 200 milliards d’euros cumulés en 2022, les six plus grandes compagnies pétrolières occidentales ont gagné plus d'argent que jamais dans leur histoire. Comment expliquer ces chiffres alors même que l’Occident ne jure que par la transition énergétique et la sortie des énergies fossiles ? Loïk Le Floch-Prigent : Ce n’est pas un paradoxe, c’est un défaut d’anticipation des politiques qui ont voulu annoncer une transition énergétique avant d’avoir évalué les alternatives : on dit « on va sortir des fossiles » avant de savoir par quoi les remplacer ! On demande, on ordonne, aux pétroliers et gaziers de baisser leurs investissements dans l’exploration et la production et rien ne peut les remplacer sauf …le charbon qui depuis quatre ans est passé de 23 à 27% de la consommation énergétique mondiale tandis que les « fossiles (charbon, gaz et charbon) restaient stables à 84% , mais avec une poussée de la consommation globale ! Il n’y aura donc « transition « que si l’on investit massivement dans des alternatives réelles , ce qui n’ a été fait nulle part. Les usines éoliennes et solaires produisent de l’électricité intermittente, elles ont besoin d’être « doublées » 75% du temps par des centrales à gaz ou charbon, on a plutôt reculé sur les investissements hydroélectriques en proportion alors qu’elles fournissent de l’énergie pilotable et l’alternative majeure, le nucléaire, a été combattue un peu partout. On a donc fait l’inverse de ce que nous professions, on a accru l’utilisation du charbon , on a maintenu la consommation du gaz et du pétrole …en augmentant leurs prix avec les « taxes carbone » venant de toutes parts. On a donc défini des objectifs respectables sans se donner aucun moyen de les atteindre avec comme conséquence la souffrance de tous les peuples concernés et …une augmentation des bénéfices de toutes les compagnies de production des fossiles : c’était écrit ! Pour s’en sortir , puisque l’on n’a pas investi dans les vraies alternatives, il ne reste plus qu’à relancer l’exploration et la production pétrolière et gazière pour faire baisser les prix et revenir à une consommation charbonnière , la plus contestable, en forte diminution ! La transition énergétique ne peut réussir qu’à travers des alternatives et non des slogans creux avec des solutions d’électricité intermittentes sans efficacité réelle. Plutôt que de hurler contre des bénéfices extraordinaires, il faut en analyser les raisons …et reconnaitre ses erreurs . Ce n’est pas gagné ! Jean-Pierre Favennec : Les profits des six plus grandes sociétés pétrolières dépassent 200 milliards d’Euros pour 2022. Ces profits qui sont équivalents au PNB d’un pays comme le Finlande sont impressionnants. On se rappellera cependant qu’entre 2011 et 2014 les profits de ces mêmes sociétés atteignaient déjà des niveaux analogues. Les profits des grandes sociétés pétrolières sont bien entendu liés aux prix du pétrole. Mais le prix du pétrole en 2022 n’était pas supérieur au prix du pétrole il y a 10 ans. En revanche l’invasion de l’Ukraine et les embargos décidés par l’Union Européenne sur l’importation de produits pétroliers a considérablement augmenté le prix des produits pétroliers et l’augmentation des profits est surtout due à l’augmentation des prix des produits raffinés et du gaz naturel. Comment expliquer ces chiffres alors même que l’Occident ne jure que par la transition énergétique et la sortie des énergies fossiles ? Jean-Pierre Favennec : La reprise économique après le COVID puis l’invasion de l’Ukraine ont provoqué une très forte augmentation des prix du gaz naturel, des produits pétroliers, de l’électricité. Les profits des sociétés du secteur de l’énergie ont donc considérablement augmenté. Si l’Union Européenne cherche à réduire sa consommation d’énergies fossiles, la demande de pétrole et de produits pétroliers continue à croître dans le reste du monde. Or les investissements dans l’exploration production du pétrole et du gaz ont été divisés par deux entre 2014 et 2019. Investissements réduits et demande accrue conduisent à une augmentation des prix donc des profits Ceci ne signifie pas que les investissements dans les énergies renouvelables, nécessaires pour faire face au changement climatique, sont réduits au profit des investissements dans les fossiles. Mais dans une économie mondialisée où l’objectif premier est le profit et le versement de dividendes aux actionnaires, les investissements dans les fossiles restent rentables. Cette semaine, BP, la major pétrolière qui était allée le plus loin dans ses engagements en faveur de la transition énergétique, a annoncé qu'elle allait ralentir le rythme de réduction de sa production de pétrole et de gaz. Comment expliquer ce renoncement ? Loïk Le Floch-Prigent : Cela semble généreux, mais le résultat sera inverse de ce qui est imaginé, les prix et donc les bénéfices vont encore augmenter puisque il y aura d’un côté de la rareté (ce qui est rare est cher !) et de l’autre une faiblesse des investissements , donc des résultats en hausse . La solution ne peut pas résider dans la pénurie et la décroissance, mais dans la recherche de meilleurs rendements, d’alternatives viables et d’investissements efficaces. On ne va pas passer de 84% à 0% avec des discours, des punitions, des sanctions, mais avec des actes motivés, compréhensibles et modulés dans le temps et dans la géographie. A quoi sert-il de lancer des programmes irréalisables et ambitieux en France qui ne contient que 1% des terres immergées et des habitants de la planète ? Nous voulons des voitures électriques ? les nôtres seront à l’électricité d’origine nucléaire, les chinoises d’origine charbonnière ! Réduire la production de gaz et de pétrole c’est, aujourd’hui, augmenter l’utilisation du charbon ! Est-ce cela qui est souhaité ? Jean-Pierre Favennec : Il n’y a pas de renoncement. Il y a une logique qui est celle du profit. Les principales sociétés européennes (Shell, BP, Total Energies, Equinor) est de répondre aux défis du changement climatique en mettant l’accès sur les investissements dans les renouvelables tout en garantissant des profits à travers l’exploitation des fossiles. La position des sociétés américaines : ExxonMobil, Chevron est légèrement différente car elles sont moins soumises aux pressions des mouvements écologistes. La lutte contre le réchauffement climatique passe par des accords internationaux et probablement des mesures contraignantes. Ces mesures contraignantes sont difficiles à faire accepter aux citoyens. Les entreprises pétrolières et les marchés financiers sont-ils (rationnellement) mus par une logique de court terme ? Est-ce irréaliste de croire que les géants du secteur vont accepter de se priver de manne dont-ils bénéficient actuellement ? Loïk Le Floch-Prigent : Une grande partie des professionnels de l’énergie a compris que nous avions à vivre dans l’hypocrisie, faire semblant de croire à l’éolien et au solaire pour mieux fournir du gaz ! L’humanité en croissance a besoin de plus d’énergie, elle utilisera ce qui est à sa disposition, mais si la naïveté de certains est de croire qu’ils seront sauvés avec l’énergie intermittente, pourquoi ne pas en profiter ? Si le monde occidental continue à vouloir vivre dans le déni de réalité, les compagnies doivent s’adapter pour survivre. S’il faut continuer à transformer un produit abondant en produit rare en niant qu’il n’existe pas d’alternative , que peuvent faire les entreprises, sinon poursuivre une croissance de leurs bénéfices sans pouvoir les cacher ! On ne peut rien contre les autruches . On vient bien de voter en France pour accélérer le programme de construction des éoliennes en mer alors que les derniers mois viennent de nous démontrer qu’elles sont inutiles puisque nous avons, nous Français, investi depuis cinquante ans dans l’électricité nucléaire et hydraulique ! Les géants du secteur vont poursuivre leur politique en essayant de se faire discrets et « vertueux ». Si c’est cela qui est souhaité par les peuples et si tout le monde y trouve son compte ! Ils vont donc être amenés à financer beaucoup de choses inutiles pour être « bien considérés ». les « marchés » croient en l’éolien , demain à l’hydrogène, après demain ce sera autre chose …un jour le réel reprendra le dessus, mais nous n’y sommes pas encore Dans quelle mesure cette situation met-t-elle aussi en lumière les hypocrisies politiques sur le sujet de la transition énergétique ? Loïk Le Floch-Prigent : La « transition énergétique » est une gigantesque hypocrisie, nous sommes perpétuellement en transition, pas plus aujourd’hui qu’hier , et les alternatives aux fossiles, nous les traquons depuis le choc pétrolier de 1973 ! Simplement puisqu’il faut une continuité du service des citoyens-consommateurs à part le nucléaire et l’hydraulique on n’ a pas beaucoup avancé ! On parle de l’hydrogène mais c’est un vecteur, pas une alternative, la géothermie en est une mais pour la chaleur, pas la mobilité. On parle de changer les modes de vie, mais qui le décide ? les peuples ou les dictateurs ? On veut avancer vers un gouvernement de la planète ? Est-ce possible ? Est-ce souhaitable ? Ce ne peut être alors une démocratie ? Nous ne pouvons être en transition accélérée qu’avec des alternatives dans lesquelles investir ! Où sont-elles ? Dans l’imagination, dans la science, la technique et l’industrie de demain, pas encore aujourd’hui ! Alors il va falloir, en attendant ce paradis espéré faire avec ce que l’on a , des meilleurs rendements pour le gaz et le pétrole et un ralentissement accéléré du charbon en commençant par les usages domestiques (comme en Inde !). En attendant il faut rapidement investir dans les centrales nucléaires à neutrons rapides qui utilisent les déchets des centrales actuelles et dans l’hydroélectricité en particulier en Afrique pour tenter de stabiliser le continent avec des réseaux électriques performants. La transition a toujours été le propre des civilisations techniques qui ont progressé tous les jours avec ce que les industriels appellent « l’amélioration continue » et les « retours d’expériences », on est loin de la politique des anathèmes et des imprécations , loin de l’hypocrisie aussi, mais le réveil va être douloureux , nous sommes encore dans le coma profond ! Avons nous trop abordé ces enjeux par de la pensée magique ? Loïk Le Floch-Prigent :Bien sur ! En mettant autant de classes d’âge loin des sciences physiques et biologiques, loin de l’industrie et de ses exigences, en donnant l’illusion que l’homme était un destructeur de la nature alors qu’il n’avait jamais fait autre chose que de la transformer et la domestiquer , on a donné l’illusion à la jeunesse d’un âge d’or vers lequel il fallait revenir tout en lui fournissant les derniers instruments de la technique ! Il faut « sauver la planète » avec le smartphone …mais sans pétrole et sans gaz , sans nucléaire …sans ciment, sans acier, sans pétrole…sans mines et désormais sans travail . Encore une fois ce n’est pas gagné !


Quelques extraits du bilan RTE 2022. Ces chiffres mettent en évidence

entre autres :

- L’impéritie de nos gouvernants concernant le socle de nos énergies

pilotables, notamment le nucléaire. Ceci a été largement dénoncé lors des

auditions de la commission d’enquête visant à établir les raisons de la perte de

souveraineté et d'indépendance énergétique de la France.

- L’aveuglement coupable de tous ceux qui font le pari de l’éolien pour assurer

notre sécurité et notre indépendance énergétique et pour _soit disant_

décarboner notre énergie, alors que cette source d’énergie perd en

performance depuis 3 ans et qu’elle nécessiterait plus de gaz pour pallier une

production de plus en plus aléatoire et intermittente.

Le coût écologique et économique de cette énergie doit absolument être mis

en regard de son efficacité

Il faut dénoncer ces aberrations !

BILAN RTE 2022 (EXTRAITS)

1°) EMISSION CO2

Le coût environnemental de la crise énergétique est réel, mais contenu.

Les émissions associées à la production sont de 25 MtCO2eq (contre 21,5

MtCO2eq en 2021). Le système électrique français a quasiment achevé sa

sortie du charbon (qui ne représente plus que 0,6 % de la production

d’électricité française). Les centrales à gaz ont été sollicitées à un niveau inédit,

mais inférieur au niveau redouté en cas d’hiver froid ou de maintien de la

consommation énergétique. Ce volume d’émissions reste bien inférieur à celui

d’autres pays comparables : en 2022, il est de l’ordre de 10 fois plus élevé en

Allemagne par exemple.

Il faut noter que l’année 2022 n’a pas marqué de pause dans la transition

énergétique. Avec 5 GW installés, le record de mise en service d’installations

renouvelables a été battu.

2°) CONSOMMATION ELECTRICITE

En 2022, la consommation corrigée des aléas climatiques et des effets

calendaires a représenté 459,3 TWh. Elle se situe en retrait de 1,7 % par

rapport à 2021, une baisse comparable à celle observée en 2009 lors de la crise

financière. Par rapport à la moyenne des années avant-crise sanitaire (2014-

2019), la consommation a affiché une baisse de 4,2 % sur l’année 2022 pour

atteindre environ 9 % sur les derniers mois de l’année.

La baisse de consommation a d’abord été observée dans l’industrie, plus

exposée aux variations des prix en l’absence de protection tarifaire. Les

secteurs industriels les plus intensifs en énergie, tels que la chimie, la

métallurgie et la sidérurgie, ont été les plus touchés (respectivement -12 %, -

10 % et -8 % sur l’année2 et -19 %, -20 % et -20 % entre septembre et

décembre), suivant en cela une tendance européenne

3°) VOLUME PRODUIT :

Le volume total d’électricité produit en France en 2022 a atteint 445 TWh soit

un recul de 15 % par rapport à l’année 2021 (522 TWh). Il s’agit du niveau le

plus faible depuis 1992.

Ceci est le reflet de la faible disponibilité du parc nucléaire, dont la production

a baissé de 82 TWh par rapport à 2021, ainsi que des contraintes sur la

production hydraulique (-12 TWh). Ces diminutions ont été partiellement

compensées par l’augmentation de la production à partir de gaz (+11 TWh) et

par la croissance de la production solaire (+4 TWh).

4°) HYDRAULIQUE

Avec un total de 49,6 TWh sur l’année, la production hydraulique est en recul

de 20 % par rapport à la moyenne 2014-2019 (61,6 TWh couvrant une

amplitude de 53 TWh en 2017 à 67,7 TWh en 2018).

Les précipitations ont été globalement déficitaires sur l’année, se situant 25 %

en dessous des normales. Ainsi, l’année 2022 est la deuxième la plus sèche

observée (après 1989) depuis le début des mesures en 1959 et a été nettement

plus sèche que l’année 2005, pendant laquelle les précipitations avaient été

déficitaires de 20 %

Seule une gestion responsable des stocks par les exploitants et des conditions

climatiques favorables à l’automne ont permis une forte contribution de la

filière à la sécurité d’approvisionnement lors de la période hivernale

5°) EOLIEN

Le parc éolien terrestre installé a progressé de 1,9 GW en un an, passant de

18,7 GW à fin 2021 à 20,6 GW au 31 décembre 2022 (contre +1,7 GW en 2017)

+10,16%

En volume, la production éolienne terrestre a poursuivi sa progression grâce à

la hausse du parc installé, pour atteindre 37,5 TWh (en augmentation d’un peu

moins de 1 TWh par rapport à 2021), malgré une année 2022 particulièrement

peu venteuse. Le facteur de charge pour l’éolien terrestre s’est établi autour

de 21,6 %, au plus bas depuis dix ans. Ainsi, le volume de production est resté

inférieur à celui de 2020 (39,6 TWh), année caractérisée par un facteur de

charge élevé.

Commentaires : production éolienne 2021 : 36,8 TWh (source RTE)

Augmentation la production en 2022 en % : + 1, 90%

A comparer à +10,16% de puissance installée

La baisse des vents annoncée par COPERNICUS n’est pas un leurre :

Facteur de charge 2020 : 26,35%

Facteur de charge 2021 : 22,63%

Facteur de charge 2022 : 21,6%

6°) SOLAIRE

Le développement du parc solaire s’est maintenu à un rythme soutenu pour la

deuxième année consécutive, avec une augmentation de 2,6 GW par rapport à

fin 2021 après 2,8 GW installés en 2021. Le parc solaire a atteint 15,7 GW à fin

2022.

Grâce au développement du parc et au bon ensoleillement, le volume de

production solaire a connu une augmentation significative en 2022 (+31 % sur

l’année), atteignant 18,6 TWh. La production solaire contribue désormais

significativement au bilan électrique de la France, avec un volume de de

production équivalent à celui de trois réacteurs nucléaires

Facteur de charge solaire 2021 : 14,3%

Pour info le facteur de charge fin novembre 32022 était de 15,57%

7°) UTILISATION DU GAZ

En 2022, les centrales à gaz ont été sollicitées à un niveau inédit, mais qui reste

inférieur au niveau redouté en cas d’hiver froid ou de stabilité de la

consommation énergétique. Avec un volume produit de 44,1 TWh sur l’année

(contre 32,9 TWh en 2021), le gaz est redevenu la troisième source de

production d’électricité en France derrière le nucléaire et l’hydraulique, à la

place de l’éolien qui avait occupé cette place sur les deux années précédentes

8°) SOLDE IMPORTATION ELECTRICITE

Pour la première fois depuis 1980, le solde des échanges français est

importateur, avec un solde net de 16,5 TWh, ce qui représente un peu moins

de 4 % de la consommation nationale d’électricité

Pour mémoire : Fessenheim production 2019 = 11,9 TWh (source SFEN)

BILAN RTE 2022
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Électricité : le nucléaire doit rester prédominant en France selon l'ex-patron de RTE

Pour André Merlin, il est risqué de viser plus de 50% d'énergies renouvelables dans la production d'électricité nationale en 2050.


«Dans le mix électrique [de 2050], on ne peut pas envisager un scénario entièrement renouvelable», assure André Merlin, qui fut le premier président du gestionnaire de réseau national de transport d'électricité RTE (de 2000 à 2007). Lors d'une audition réalisée le 1er février dernier par l'Assemblée nationale, il a renchéri avec une célèbre expression utilisée par Emmanuel Macron : «C'est de la carabistouille.»

D'ici 2050, le chef de l'État veut accélérer à la fois sur le nucléaire et les énergies renouvelables. Mais, selon ses objectifs, l'atome ne représenterait pas plus de 50% de la production d'électricité en France. En 2021, RTE avait publié cinq scénarios différents, allant du 100% d'énergies renouvelables jusqu'au plein développement de l'énergie nucléaire. Les perspectives d'Emmanuel Macron se rapprochent des deux derniers scénarios, qui accordent une part plus conséquente à l'énergie nucléaire. La part des énergies renouvelables serait alors «réduite» à 63% dans l'avant-dernier scénario et à 50% dans le dernier.



Garder trois quarts d'énergie pilotable dans le mix électrique

Pour André Merlin, ni l'un ni l'autre ne sont recommandables : «Il est clair qu'un certain nombre de scénarios proposés en 2050 par RTE dans son étude vont, à mon sens, beaucoup trop loin, c'est pour ça que j'émets des réserves. Je n'ai jamais été contre l'introduction de moyens éolien ou solaire mais il y a des limites. Au-delà de 50%, je pense qu'on prend des risques de moyens non pilotables.» Dans une interview à La Tribune, publiée il y a un an, le fondateur de RTE soulignait «que dans le cas de l'éolien par exemple, il faut prendre en compte la production garantie nécessaire pour pallier l'absence de vent, y compris en mer, et un facteur de charge difficile à anticiper».


Pour le mix électrique de 2050, André Merlin va ainsi au-delà du dernier scénario de RTE - qui préconise 50% de nucléaire - en proposant «75% d'électricité pilotable (nucléaire et hydraulique) et 25% d'énergies non pilotables». Quelques jours plus tard, le 8 février, l'ex-directeur exécutif d'EDF Hervé Machenaud défendait une position similaire. «Le meilleur scénario RTE est celui avec 50% de nucléaire. Comme ils n'ont pas voulu aller plus loin, on a fait un scénario à 80% de nucléaire, qui est le plus sûr en approvisionnement et 25% moins cher». Cette conjecture se rapproche de la production d'électricité d'EDF en 2021 avec 86,8% de nucléaire, 10,4% d'énergies renouvelables (dont l'hydraulique), 1,7% de «cycle combiné gaz et cogénération», de 0,7% de fioul et 0,4% de gaz.

Quel que soit le scénario choisi par le gouvernement, il faut encore que les chantiers des nouveaux EPR français parviennent à voir le jour. La première échéance concerne la centrale de Flamanville, qui devrait lancer le démarrage commercial de son réacteur mi-2024, après un nouveau report de six mois par EDF. Viendront ensuite les deux EPR de la centrale de Gravelines, prévus pour 2035.


17,9 milliards d'euros de pertes en 2022 pour EDF, les raisons d'un désastre historique

Par Elsa Bembaron le 17/02/2023

DÉCRYPTAGE - Fermetures de réacteurs nucléaires non programmées, prix de vente plafonnés, l'énergéticien a cumulé les difficultés l'an passé.

Pertes historiques, explosion de la dette… EDF affiche un des pires résultats jamais publié par une entreprise française. Avec un déficit de 17,9 milliards d'euros, l'électricien entre dans le Top 3 des tristes records, aux côtés de Vivendi (23,3 milliards d'euros de perte en 2002) et de France Télécoms (20,7 milliards, lui aussi en 2002). Deux décennies que l'on n'avait pas vu ça. Quant à la dette, elle atteint 64,5 milliards d'euros.

Prise au piège entre de lourds investissements à réaliser - prolongation du parc nucléaire, chantier des premiers EPR de Flamanville et Hinckley Point -, des performances économiques moyennes et le versement de dividendes conséquents, EDF a accumulé au fil des ans un endettement considérable. Mais l'entreprise publique restait bénéficiaire. Cela n'a plus été le cas en 2022. La situation est d'autant plus paradoxale que les énergéticiens, dans leur ensemble, ont tiré profit de la hausse des prix de l'électricité, du gaz ou du pétrole. Mais pas EDF, littéralement pris entre le marteau – une production insuffisante – et l'enclume – l'obligation de vendre à des tarifs imposés. Deux vecteurs ont servi de détonateur, résumés par les experts du secteur en deux acronymes : Arenh pour l'Accès Régulé à l'Électricité Nucléaire Historique, et la CSC, corrosion sous contrainte.

Les premiers problèmes interviennent dès 2021, avec la remontée des prix de l'énergie. Avant même le début de la guerre en Ukraine, les approvisionnements en gaz russe se tendent. Difficultés techniques à livrer ou main de Moscou pour disposer d'un moyen de pression sur les Occidentaux, les interprétations varient. À cela s'ajoute une très forte reprise économique post-Covid, qui fait bondir la demande. Le résultat est sans appel : les prix de l'énergie grimpent.

En France, le gouvernement prend rapidement la décision d'appliquer un nouveau « quoiqu'il en coûte », cette fois pour protéger les consommateurs français et les entreprises de la flambée des prix de l'énergie. Plusieurs mesures sont mises en place. La première décision concerne l'Arenh. Depuis 2010, EDF est contraint de céder aux fournisseurs alternatifs que sont TotalEnergies, Engie, Eni…, 100 TWh (térawattheure) de sa production nucléaire, au tarif fixe de 42 euros par MWh (mégawattheure). Cette disposition est destinée à favoriser la concurrence sur le marché de l'électricité. Face à la hausse des prix sur les marchés de gros de l'électricité et aux demandes accrues des fournisseurs alternatifs, l'enveloppe Arenh a été portée à 120 TWh. EDF doit donc fournir 20 TWh de plus à ses concurrents, à un prix certes quelque peu bonifié - 46,2 euros - mais sans commune mesure avec ceux du marché, qui connaissent l'an passé des pics à plus de 500 euros. La seule augmentation de l'enveloppe de l'Arenh a coûté 8,4 milliards d'euros à EDF en 2022. «EDF a servi de grenier financier au bouclier tarifaire. Ce n'est pas la performance d'un acteur industriel qui est en jeu, mais la répartition entre l'État et des acteurs publics, essentiellement EDF, de la protection des Français face au choc énergétique», analyse Emmanuel Autier, associé en charge du secteur de l'énergie chez BearingPoint.

Facteur aggravant, certains fournisseurs alternatifs encouragent dès la fin 2021 les clients à les quitter. Ainsi, en octobre 2021, Leclerc va jusqu'à résilier d'office les contrats électricités, offrant aux consommateurs lésés un bon d'achat de 50 euros dans ses magasins pour toute compensation. D'autres fournisseurs, comme Hydroption font tout simplement faillite. Dès la fin 2021, l'État désigne EDF comme « fournisseur de secours » pour les consommateurs abandonnés. Ce dernier, qui perdait environ 100.000 clients par mois depuis 2016 commence à en regagner. Certains mois, ce sont 150.000 abonnés qui reviennent au bercail. Au total, le groupe a gagné 700.000 clients.

Au total, l'année dernière, EDF a regagné environ un million de clients. Une aubaine commerciale et une catastrophe financière. « EDF a gagné des clients dans une période où la livraison d'électricité n'était pas couverte. À chaque nouveau contrat signé, le groupe creusait ses pertes. Mais personne, avant le début de la crise du gaz ne pouvait prédire l'évolution du marché en 2022 », explique Emmanuel Autier. Ces couvertures consistent à acheter sur les marchés de gros les volumes d'électricité nécessaires pour servir les clients. Chez EDF, elles viennent compléter la production maison. Or, en 2022, celle-ci s'est effondrée. Pour EDF, c'est la double, voire la triple peine. Davantage de clients particuliers à servir, une enveloppe Arenh augmentée de 20% et une grande partie de son parc nucléaire à l'arrêt.

L'affaire de la corrosion sous contrainte

Là encore, l'histoire débute fin 2021, par une sombre affaire de tuyauterie. Des microfissures sont découvertes sur des tubes autour des réacteurs nucléaires de certaines centrales. Ces fissures sont situées dans des coudes de la tuyauterie et sur des points de soudure, d'où l'expression CSC. Elles sont détectées par EDF, lors de missions d'inspections classiques. Rapidement, l'électricien décide de mettre à l'arrêt ses installations. L'autorité de sûreté nucléaire (ASN), soutenue par l'institut de radioprotection du nucléaire (IRSN) réclame ensuite que les réparations soient effectuées avant le redémarrage. Au plus fort de la crise, 25 des 56 réacteurs nucléaires d'EDF seront arrêtés, obérant les capacités de production d'électricité du groupe. Au total, ce sont 81,7 TWh qui manquent à l'appel en 2022. Au lieu de produire 330 à 360 TWh d'électricité nucléaire l'année dernière, comme prévu en 2021, le groupe n'en aura fourni que 279 TWh. Or le groupe comptait sur cette production. Pour pallier son manque de production, le groupe achète donc très cher des MWh qu'il revend à ses clients bien en dessous de leur prix d'achat ! En octobre, EDF estimait déjà à 32 milliards d'euros l'impact financier de cette faible production.

La remise en route progressive des centrales sonne la fin du cauchemar. Mais la crise de la CSC aura mis en avant une autre difficulté structurelle : un manque d'anticipation de la politique énergétique pendant des années, couplé à un virage radical pro-nucléaire, annoncé par Emmanuel Macron en février 2022. «L'industrie nucléaire est une industrie de temps long. Les décisions d'investissement concernent l'ensemble d'une filière. Il y a EDF, entreprise publique et une multitude de sous-traitants privés. Tous ont besoin de visibilité pour déclencher des investissements par anticipation. Cela demande une vraie vision et de la constance dans la décision politique», ajoute Jérémie Haddad, associé EY, en charge du secteur énergie. Une partie du débat est rationnelle, l'autre moins, portant non plus sur des considérations économiques, industrielles ou écologiques, mais sur des prises de position dogmatique : pour ou contre le nucléaire. Continuant de faire flotter une épée de Damoclès au-dessus de la filière, alors que les nouveaux EPR nécessiteront des investissements très lourds (un peu plus de 50 milliards d'euros pour les 6 déjà actés), et engageants.


Le Conseil européen vient de confirmer son utopie du tout renouvelable

Le conseil européen du 9 février persiste et signe

Bien que les énergies renouvelables ne figuraient pas à l’ordre du jour du dernier Conseil européen, elles étaient présentes puisque le Conseil a estimé qu’« il est nécessaire de simplifier et d’accélérer les procédures » afin que davantage d’argent soit canalisé vers « les secteurs qui revêtent une importance stratégique pour la transition écologique ». En d'autres termes, on va donner encore plus d'argent aux énergies renouvelables. Il demande également que « la prochaine réforme de l’organisation du marché de l’électricité favorise la transition vers un système énergétique décarboné » — une phrase hypocrite dans laquelle Emmanuel Macron veut dire nucléaire et Olaf Scholz veut dire éolien. C’est le contraire de ce que réclament les énergéticiens, puisque la priorité donnée à la distribution d’électricité d’origine renouvelable a fait flamber le prix de l’électricité ces derniers mois. En bref, le Conseil persiste dans son déni de la réalité, non seulement européenne, mais aussi mondiale.

Depuis que la politique a pris le contrôle de la politique énergétique, il n’y a plus de limites aux approximations, exagérations et autres erreurs. L’UE prétend « sauver la planète » et donner l’exemple au reste du monde d’une « énergie zéro carbone ». Cette quête est utopique. D’ailleurs, le monde ne suit pas l’UE. Au cours des dix dernières années, seuls 20 % de la croissance de la demande énergétique dans les pays non-membres de l’OCDE ont été satisfaits par les énergies privilégiées par le Conseil européen, à savoir l’énergie éolienne et solaire. Par conséquent, en dehors de l'OCDE, l'écart entre la consommation d'énergie conventionnelle et la consommation d'énergie verte se creuse. L’échec de l’UE à la COP27 de Charm-el-Cheikh n’a pas encore pénétré les esprits de Bruxelles-Strasbourg.

L'utopie du tout renouvelable

L'UE persiste à croire qu'elle remplacera tous les combustibles fossiles - et, selon certains, l'énergie nucléaire également - par des énergies renouvelables, et ce rapidement. Pourtant, dans le monde, les combustibles fossiles représentent 81 % d'une consommation en constante augmentation. Dans l'Union européenne, ils représentent encore 75%. Mais par quoi veut-elle les remplacer ?

L'électricité propre et bon marché n'a pas attendu la transition énergétique. Depuis les années 50, le développement important des centrales hydroélectriques a pris place dans le monde entier. Bien que renouvelable, propre et contrôlable, cette énergie est détestée par les écologistes, car elle nécessite la construction d'un barrage et l'inondation d'une vallée (laissons de côté les centrales au fil de l'eau, qui sont déjà largement utilisées). L'autre solution serait d'utiliser davantage de bois comme le faisaient nos ancêtres. Aujourd’hui, c’est la principale énergie renouvelable utilisée dans l’UE (10 % de notre consommation d’énergie primaire). Mais cela non plus n'est pas souhaité par les écologistes, à la fois parce que les forêts sont détruites et parce que le bois est tout simplement un produit naturel.

Il y a également le biogaz produit à partir de déchets agricoles. Au mieux, et à condition de ne pas continuer à détruire l’agriculture comme le veut l’écologisme, le potentiel de cette énergie pourrait représenter 2,2 % de la consommation totale d’énergie dans l’UE. Ce n'est donc pas ce gaz vert qui nous permettra de nous passer des combustibles fossiles. Que reste-t-il donc ? L'énergie éolienne et l'énergie solaire, en particulier l'énergie photovoltaïque. Depuis les chocs pétroliers des années 1970, l’UE n’a cessé de les promouvoir, d’abord par le financement de la recherche et du développement technologique, puis par la contrainte législative qui oblige de les produire. On prétend qu’elles sont bon marché, mais si c’était vrai, pourquoi les obligations législatives de les produire étaient-elles nécessaires avec les directives de 2001, 2009, 2018 et 2023 ? Malgré cet arsenal, ces deux énergies — les seules tolérées par Bruxelles-Strasbourg — représentent 3 % de l’énergie primaire utilisée dans l’Union européenne. De plus, pour atteindre ce pourcentage insignifiant, il a fallu dépenser plus de deux mille milliards depuis 2000. Je ne m'attarderai pas sur l'utopie de l'hydrogène.

Tout dépend des énergies conventionnelles

Avec des résultats aussi médiocres, comment peut-on penser à remplacer les combustibles fossiles par ces deux énergies ? En fait, on trompe le public en lui assénant le terme « énergie renouvelable » alors qu’il ne signifie qu’énergie éolienne et solaire.

Lors du dernier discours sur l'état de l'Union, Joe Biden a déclaré que "nous n'avons besoin de pétrole que pour peut-être encore 10 ans". Pourtant, l'énergie renouvelable qui est tolérée ne produit que de l'électricité. Ni l’administration Biden, ni la Commission européenne, ni le président de la République française n’ont de solution pour remplacer rapidement tout ce qui dépend de l’énergie conventionnelle. Regardez autour de vous : tous les objets que vous voyez ont été produits avec de l’énergie conventionnelle. Tous ! Il en va de même pour notre alimentation. La masse de plastique qui vous entoure provient du pétrole que Joe Biden veut supprimer et que Bruxelles-Strasbourg a supprimé de son vocabulaire.

C'est une tromperie inacceptable de continuer à prétendre que le monde peut fonctionner avec des éoliennes, pourtant c'est devenu la réalité des médias et des politiciens européens. Heureusement, à la lumière de l’élargissement en cours des BRICS, en dehors du microcosme de Bruxelles-Strasbourg-Washington, personne ne croit à ce fantasme et l’on continue à développer massivement les énergies conventionnelles. Il est étrange que le Conseil nie cette réalité géopolitique.


Un plan d’action pour accélérer le déploiement de la géothermie en France

Info BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières) le 9/2/23

En France, la chaleur représente 50% de notre consommation d’énergie et reste majoritairement produite par des énergies d’origine fossile et importées. La géothermie, source d’énergie issue de la chaleur de la Terre, ne représente que 1% de cette consommation. Le développement de la chaleur issue d’énergies renouvelables fait donc partie des leviers pour réduire les émissions de CO2 et atteindre la neutralité carbone d’ici 2050.

Un plan d’action pour accélérer le déploiement de la géothermie en France

Le plan d’action présenté par le Gouvernement le 2 février 2023, concerne aussi bien la géothermie de surface que la géothermie profonde. Il comporte six grands axes :

1. Renforcer la capacité de forage en géothermie de surface pour répondre à la demande des secteurs résidentiel et tertiaire.

2. Affiner le cadre réglementaire pour inciter au développement de projets de géothermie de surface.

3. Inciter à l’installation de pompes à chaleur géothermiques dans les secteurs résidentiel et tertiaire.

4. Identifier et valoriser des aquifères profonds sous-exploités, propices à la réalisation de doublets géothermiques pour réseaux de chaleur.

5. Sensibiliser et faire monter en compétence les acteurs locaux, accompagner les porteurs de projets dans le déploiement de solutions géothermiques.

6. Susciter de nouveaux projets et encourager de nouveaux montages financiers en géothermie.

Le BRGM mobilisé dans le cadre du plan d’action Géothermie

Le BRGM, service géologique national, contribue au développement de solutions pour exploiter le potentiel du sous-sol dans la transition énergétique. Il constitue notamment un acteur clé pour le développement de la géothermie.

Dans le cadre du plan d’action du Gouvernement, le BRGM contribuera notamment aux actions suivantes :

  • finaliser la cartographie régionale des zones réglementaires de géothermie de minime importance,

  • prévoir des adaptations réglementaires pour certaines solutions de géothermie de surface : stockage de minime importance, échangeurs sur sondes inclinées,

  • poursuivre les travaux de collecte, d’analyse et de communication des données disponibles du sous-sol, notamment à travers l’élaboration d’un outil d’aide à la décision pour les échangeurs géothermiques verticaux,

  • améliorer la connaissance du sous-sol pour favoriser le lancement de projets de géothermie profonde.

· « Pour atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050, nous devons décarboner les deux-tiers de notre consommation d’énergie qui restent aujourd’hui d’origine fossile et importée de l’autre bout du monde. A ce titre, la décarbonation de la chaleur constitue un des leviers que nous devons saisir. C’est tout l’objet de ce plan d’action, qui vise à faire de la France un leader de la géothermie en Europe, tant en termes de production d’énergies renouvelables que de filière industrielle. Il doit permettre de produire en 15 à 20 ans suffisamment de chaleur géothermale pour économiser 100 TWh/an de gaz, soit plus que les importations de gaz russe avant 2022. »

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« Le développement de la géothermie pourra contribuer substantiellement à nos objectifs de souveraineté stratégique et énergétique, d’atteinte de la neutralité carbone et de sortie des énergies fossiles. »



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