21/09/2026 lettre aux élus : coût des EnRi et répercussions sur le pouvoir d'achat
Lettre de rentrée à l'attention des élus, très axée sur le coût des énergies renouvelables intermittentes et leur incidence sur le pouvoir d'achat des Français
Courrier et son annexe à l'attention des mairies le 21/9/2026
Objet :
Chaque projet éolien ou solaire pèse un peu plus sur les consommateurs et contribuables français.
A l’attention de Mesdames et Messieurs les Maires, Mesdames et Messieurs les Conseillers municipaux
Chers élus,
Dans le contexte d’une rentrée sous tension nationale et internationale, il nous semble important de revenir vers vous sur un sujet qui est aujourd’hui au cœur des préoccupations d’une majorité de Français : la baisse de leur pouvoir d’achat et la dette galopante de notre pays Nous sommes souvent saisis par un sentiment d’impuissance face à cette situation. Pourtant avec une meilleure information, chacun de nous, et plus encore les élus que vous êtes, peuvent agir pour s’opposer à certaines dérives et des gaspillages avérés. Le coût de notre électricité fait partie de ces domaines qui requièrent une action de votre part lorsque vous en avez l’occasion. Le 9 septembre, Mme Wargon, présidente de la CRE (Commission de régulation de l’énergie) a présenté un rapport sur le coût du système électrique hexagonal qui a fait dire à plusieurs médias que les énergies renouvelables font baisser la facture d’électricité des Français...
Or, dans la réalité nos factures d’électricité sont en forte progression au
détriment de notre pouvoir d’achat, et le TURPE (Tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité) qui finance l’entretien des lignes (environ 20% selon la CRE), mais surtout les créations de réseaux pour récupérer la production d’électricité intermittente disséminée à travers la France .... explose littéralement. (Voir graphiques et explications en annexe1) Il est prévu 200 milliards € sur 15 ans pour RTE et Enedis, soit 13,3 milliards par an à la charge des consommateurs. Avec un fort risque de dérapage, eu égard à l’autorisation de l’UE pour 63 Mds à destination de l’éolien en mer, au lieu de 30 Mds inscrit dans la PPE3 ! (Programmation pluriannuelle de l’énergie) De plus, notre système électrique est en surcapacité et nous surproduisons dans un contexte de consommation atone.
Sans surprise, cette situation génère une dépréciation du prix de notre électricité sur le marché européen qui la rend très attractive.
(Voir annexe 2 : prix de notre électricité sur le marché européen Ainsi, en 2025 nous avons exporté à perte 92TWh, soit 17% de notre électricité à 59€ le MWh Dans le même temps EDF a dû acheter plus de 41,5 TWh d’ENRI (source CRE) - à 99,2 € /MWh pour l’éolien terrestre - à 180,5 € /MWh pour l’éolien offshore - à 230,3 € /MWh pour le photovoltaïque
Les Français ont payé pour la décarbonation de leurs voisins. Là ne s’arrêtent pas les pertes générées par l’irrationalité d’un développement à marche forcée de l’éolien et du solaire bénéficiant d’un soutien très onéreux : En 2025 EDF a effacé 33 TWh de la production nucléaire, soit près de 9%*. Ces modulations anormales augmentent les coûts de maintenance et le vieillissement du matériel. Un coût non révélé dans le rapport d’EDF en février !! la France a enregistré 513 h de prix négatifs** (+45% sur 2024) et le 1er semestre 2026 enregistre déjà 407h
*Le facteur de charge du nucléaire français est 67% à comparer à la moyenne mondiale 82% = perte pour EDF qui appartient à 100% aux Français
**EDF a dû payer pour évacuer cette électricité
Quel que soit le contrat qui lie les exploitants d’EnRI à EDF, ces derniers bénéficient de prix garantis. C’est EDF qui supporte les risques et les pertes. (Annexe 3 extrait Economie Matin 10/9)
Enfin, lorsqu’à la demande de RTE les exploitants d’EnRI arrêtent leur production, notamment en cas de prix négatifs, ils sont avantageusement rémunérés... Tout ceci coûte très cher aux consommateurs et aux contribuables français !! Et c’est la raison pour laquelle chers élus, dans le contexte de baisse du pouvoir d’achat des Français, de montée de la précarité énergétique (elle a pratiquement doublé entre 2012 et 2024), il devient urgent de refuser tout projet éolien ou solaire qui dégraderait un peu plus la situation déjà catastrophique d’endettement de notre pays et de baisse du pouvoir d’achat. Bien sûr, il faut décarboner nos usages. Mais l’expérience prouve que seule une électricité abondante et fiable (c’est notre cas), et peu chère le permettrait. Dans notre lettre du 6 avril, nous vous avons communiqué des informations sur la baisse des dotations d’Etat en cas de revenus issus de l’installation d’EnRI sur votre commune. Les communes sont donc les grandes perdantes eu égard à l’impact de ces installations sur l’habitat, le patrimoine, la santé, la biodiversité et l’attractivité du territoire. Nous restons à votre disposition chers élus, pour aller plus loin et vous présenter des éléments complémentaires pour ouvrir un échange avec vous.
Dans cette attente, recevez chers élus nos respectueuses salutations.
Maggy Ernst Présidente
Dominique Vandeweghe Vice-président
Patrick Pelletier Vice-président Déléguée FED Iet L
Annexe 1

Annexe 2
Les prix bas de l’électricité française sur le marché ne profitent pas aux consommateurs français, au contraire :
La surcapacité de notre système électrique engendre une surproduction, qui sans surprise...génère une dépréciation du prix de notre électricité sur le marché européen qui la rend très attractive.
En témoignent les prix moyens sur le marché européen ci-dessous relevés en 2025 :
- France : 61 € / MWh
- Espagne : 66,4 € / MWh
- Allemagne : 89 € / MWh
- Belgique : 82 € /MWh
- Angleterre : 95 à 115€ / MWh selon les trimestres
- Italie : 110 € / MWh
Annexe 3
Extraits Economie Matin 10/9
L'État soutient les renouvelables par des subventions répercutées sur les factures, et l'accise sur l'électricité capte une partie des coûts. Ces transferts favorisent les producteurs soutenus au détriment des acteurs historiques (EDF nucléaire et hydraulique)
La priorité des dix prochaines années est de concilier décarbonation, souveraineté énergétique et accessibilité tarifaire. L'électrification de l'économie, vue comme un levier stratégique, exige d'importants investissements dans les réseaux et le stockage. Sans augmentation de la demande, le risque de stagnation menace la rentabilité du système et la capacité des consommateurs à absorber les coûts**. La CRE propose une synchronisation de la production et de la consommation pour éviter que les transferts financiers ne deviennent insoutenables, un défi crucial pour la compétitivité et le pouvoir d'achat.
NB : lors d’un webinaire organisé par Patrimoine Nucléaire Climat (PNC-France) le15/9/26, le député Raphaël Schellenberger qui a dirigé la Commission d’enquête visant à établir les raisons de la perte de souveraineté et d'indépendance énergétique de la France, et qui a rédigé plus récemment une étude : « Produire en France avec l'énergie de France » a déclaré que le développement des EnRI dans le contexte actuel de surproduction et de stagnation de la demande est une erreur...






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