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05/02/24 éolien - solaire - nucléaire - brèves



Projet éolien Vents de la Ronde Bournan Civray Cussay Ligueil

Un projet sur 4 communes de Loches Sud Touraine vient d'être annoncé officiellement: Ligueil, Bournan, Civray, Cussay, alors que ces communes se sont prononcées contre l'éolien.

permanence d'information sur le projet éolien Vents de la Ronde le jeudi 15 février de 15h à 20h

Les informations se trouvent sur le site de l'ADEB37


Les promoteurs  n'hésitent pas à chercher à imposer les "comités de projet"

qui ne seront possibles qu'à partir de fin juin 2024 selon un décret du 24/12/23

Cette manoeuvre a été répertoriée dans l'Indre et fait l'objet d'une action immédiate, chez nos voisins dans la Vienne, dans l'Yonne... etc  

Dans le Cher nous avons été alertés sur un comportement qui interroge par rapport à une personne âgée.Nos amis du Cher suivent cette affaire.

Si vous avez connaissance de faits similaires, si vous avez des questions ou des informations, merci de les remonter.


26 États membres s’engagent pour protéger l’industrie éolienne européenne

Tous les États membres de l’UE, à l’exception de la Hongrie, ont signé une charte visant à protéger le secteur européen de l’énergie éolienne contre les « pratiques commerciales déloyales » des fabricants chinois.

« C’est un grand jour pour l’industrie européenne de l’énergie éolienne », a déclaré Giles Dickson, directeur général du groupe de lobbying WindEurope, qui est à l’origine de la Charte européenne de l’énergie éolienne. « 26 pays se sont engagés à mettre en œuvre les actions définies dans l’excellent paquet éolien de l’UE », a-t-il ajouté mardi (19 décembre), après la signature du document.

Les fabricants européens d’éoliennes ne sont pas en grande forme. Siemens Energy a failli faire faillite au début de l’année, et d’autres grands acteurs enregistrent fréquemment des pertes.

Les entreprises chinoises, en revanche, se renforcent d’année en année et semblent prêtes à dominer le marché mondial. Et même si aucune éolienne chinoise n’a été installée sur le sol européen à ce jour, la crainte de voir cette barrière franchie éveille les instincts protectionnistes de certains États membres de l’UE.



Baisse de la demande d’électricité en Europe depuis plusieurs années

Le suicide énergétique européen en chiffres

Dans le dernier rapport de l’institut Thomas Moore, on peut lire que: « L’UE est la seule grande région du monde où la production et la consommation d’électricité baissent depuis plusieurs années. Elle est la seule grande région du monde à considérer l’énergie comme un simple bien de consommation et non plus comme une ressource stratégique et à avoir massivement déréguler son marché, en fragilisant la souveraineté de ses États membres et en affaiblissant plusieurs grands opérateurs historiques du secteur.  Les contraintes qui pèsent sur la production et la consommation d’énergie ont un impact direct sur la production industrielle : les exemples d’usines mises à l’arrêt ou d’entreprises stoppées dans leur développement du fait du manque d’énergie disponible, dans des secteurs aussi différents que l’agroalimentaire ou la défense, se sont multipliés ces derniers mois. Le suicide énergétique européen en chiffres  En 2017, la Cour des comptes européenne estimait à 11 200 milliards d’euros le coût de la transition énergétique dans l’UE entre 2021 et 2030. En partant de ce chiffre et en prenant pour hypothèse que 10% de ce montant serait consacré à la production d’énergie nucléaire en Europe (soit 112 milliards par an), l’UE pourrait financer la construction de l’équivalent du parc nucléaire français chaque année, soit 4 000 TWh sur la période 2020-2030.  Le rapport compare également le cout d’investissement dans les éoliennes et le nucléaire en France (hors réseaux). Il aboutit à la conclusion que les « ratios de surcoût oscillent entre cinq et quinze fois en la défaveur des énergies renouvelables intermittentes, avec un coût d’installation 2,5 fois plus cher et une durée de vie deux fois moins longue dans le meilleur des cas. »  Ce rapport se révèle particulièrement intéressant du fait des parallèles qu’il effectue entre les industries énergétiques et numériques, les mêmes causes produisant les mêmes effets: « Dans le domaine numérique, le carcan du droit européen de la concurrence et sa surabondance de normes empêchent l’émergence de géants numérique de taille mondiale. Dans celui de l’énergie, le droit européen de la concurrence a puissamment contribué à détruire les géants nationaux qui contribuaient à assurer l’autonomie stratégique des États membres. Dans les deux cas, la stratégie de l’UE a été la même : la politique de la norme. L’écosystème numérique européen est déjà amplement dévasté et l’on voit mal comment l’UE pourrait rattraper tant de retards accumulés. Mais ce qui est encore plus grave, c’est que sa dépendance aux technologies étrangères va sans cesse s’accroître par défaut de capacités de production et devenir totalement dépendantes du bon vouloir de ses partenaires commerciaux. Cette situation est un véritable crève-cœur puisque, nous l’avons vu, elle ne résulte pas d’un défaut de moyens financiers. Les investissements européens en faveur de la transition énergétique sont massifs, avec plus de 25% du budget total de l’UE qui sont consacrés au Pacte vert ». (...) Le rapport invite notamment les États membres à négocier une dérogation au marché européen de l’énergie ; à en finir avec le mirage de la thèse du « découplage » en imposant la renégociation du paquet climat-énergie et de l’objectif fit for 55 ; et à sanctuariser un plan de relance massif du nucléaire.



UE, Financial Times : « Les objectifs de dépenses se déplacent du climat vers la défense »

Selon le Financial Times, l'UE réorienterait ses priorités en matière de dépenses, passant de l'écologisation de l'économie à l'investissement dans la défense. Confrontés au resserrement des budgets nationaux et à des frondes populaires, les États membres ont réduit un fonds commun destiné à stimuler l'innovation verte de 10 milliards d'euros à 1,5 milliard d'euros et ont veillé à ce qu'il ne puisse être utilisé que pour des projets liés à la défense, et non pour d'autres investissements liés au climat. Les montants définitifs font encore actuellement l'objet de négociations avec le Parlement qui tente d'augmenter les dépenses vertes. La réorientation des priorités vers la défense est illustrée par le Fonds européen de souveraineté annoncé en 2022, dont les affectations évoluent, mais également par la Banque européenne d’investissement, qui s’est qualifié de « banque du climat » en 2019 (sic), et qui serait en ce moment "sous pression pour financer davantage de projets dans l’industrie de l’armement." Frauke Thies, directrice du groupe de réflexion Agora Energiewende, a déclaré que le contexte de la politique verte était désormais « très différent » par rapport au moment où Bruxelles a proposé pour la première fois sa loi sur le climat vert en 2019: « Nous nous trouvons dans une situation d’économie et de contraintes budgétaires. Nous avons des problèmes de sécurité. Nous avons des conflits géopolitiques, des préoccupations de compétitivité. Et enfin, c’est une grande question de défis sociétaux, d’acceptation par le public. » Le vent serait-il en train de tourner ?



Les fabricants européens de panneaux solaires demandent une aide d'urgence à l'UE

Les fabricants européens de panneaux solaires demandent une aide d'urgence à l'UE

Europe's solar panel manufacturers ask EU for emergency support – Reuters (30-Jan-24). 

Traduction:

Les fabricants européens de panneaux solaires demandent une aide d'urgence à l'UE – Reuters (30 janvier 2024). L'industrie européenne de fabrication de panneaux solaires a exhorté l'Union européenne à prendre des mesures d'urgence pour éviter la fermeture d'entreprises locales sous la pression des prix des importations chinoises, selon une lettre consultée par Reuters. Plusieurs fabricants européens de produits solaires ont annoncé leur intention de fermer des usines ces derniers mois, invoquant la pression d'un flot d'importations et d'une offre excédentaire de pièces de panneaux solaires qui se sont accumulées dans les entrepôts européens et ont fait baisser les prix. Dans une lettre adressée à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le groupe industriel European Solar Manufacturing Council (ESMC) a averti que sans une aide rapide, l'UE risquait de perdre plus de la moitié de sa capacité opérationnelle de fabrication de modules solaires photovoltaïques en quelques semaines. "Au cours des 4 à 8 prochaines semaines, les principaux producteurs de modules photovoltaïques de l'UE et leurs fournisseurs européens sont sur le point de fermer leurs chaînes de fabrication à moins que des mesures d'urgence substantielles ne soient rapidement mises en œuvre", indique la lettre datée du 30 janvier. Des mesures, notamment un programme visant à racheter les stocks excédentaires de modules solaires de l'UE afin de réduire l'offre excédentaire, et à modifier les règles en matière d'aides d'État afin de renforcer le soutien du gouvernement aux producteurs solaires locaux. Si ces mesures ne peuvent pas être mises en œuvre rapidement, l'UE devrait également envisager des mesures de « sauvegarde » qui pourraient inclure des droits de douane et des quotas pour contrer une augmentation des importations, indique la lettre.



Solaire et éolien ou… fusion nucléaire

 Nicolette de Joncaire

Les politiques énergétiques favorisent des solutions inefficientes. Il faut cibler la fusion nucléaire pour laquelle, en Grande-Bretagne, on parle de 2035. Entretien avec Steen Jakobsen de Saxo Bank.

Spéculations improbables? Le CIO de Saxo Bank, Steen Jakobsen, en est coutumier. Et pourtant, cette année, ses propos paraissent bien moins extravagants que d’ordinaire. Est-ce parce que notre monde nous donne de plus en plus la sensation de déraper? Détérioration du climat, Brexit, Covid, guerre en Ukraine, conflit au Moyen-Orient, enjeux énergétiques et sécuritaires, multipolarité, la réalité dépasse largement les prédictions les plus noires. Plus prosaïquement, Steen Jakobsen estime qu’au premier trimestre il sera question de déflation et au second d’élections puisque la moitié de la population mondiale va se rendre aux urnes, même si, bien évidemment, tous les regards seront tournés vers les Etats-Unis. De manière générale, il ne se montre guère optimiste: au mieux 2024 réussira à maintenir un semblant de statu quo. Entretien. 

Comment envisagez-vous l’année qui commence?

Le premier trimestre sera celui de la désinflation. Le PPI chinois étant en baisse, la Chine est devenue le plus grand exportateur de désinflation et les prix des importations aux Etats-Unis devraient baisser d’environ 1,2%. Sur la base du taux actuel, l’inflation américaine devrait se trouver entre 2 et 2,5% annuellement et la Fed commencera à baisser les taux dès mars, non parce que la situation économique se détériore mais parce que les taux de croissance réels remontent. Par contre, le coût de financement commençant à 9%, les petites et moyennes entreprises américaines souffrent et leurs perspectives se détériorent. C’est ce que constatent et rapportent les banques centrales de plusieurs Etats américains. Dans ces conditions, tout choc économique – une péjoration de la situation au Moyen-Orient par exemple - sera géré par un assouplissement de la politique monétaire. Les banques centrales feront l’impossible pour maintenir le système à flot.

En janvier 2016, Clinton était donnée gagnante et l’on pensait communément que si, par hasard, Trump était élu, les marchés financiers s’effondreraient. 

La Chine parait à la peine. Que s’y passe-t-il?

Les conditions de crédit sont difficiles et même si les autorités désiraient les faciliter, les banques (qui sont toutes des banques d’Etat) n’ont pas le bilan pour avancer les fonds. Quant aux collectivités locales, elles ont perdu le droit de se financer en vendant des terres, ceci afin de freiner la spéculation immobilière. Elles en sont donc réduites aux transferts que le gouvernement de Beijing veut bien leur consentir et donc démunies de capital pour relancer l’économie. Par ailleurs, la Chine n’a pas de vrai marché actions et la valeur de ses entreprises s’est détériorée. Regardez l’effondrement de l’action Alibaba . Le gouvernement chinois a fait machine arrière sur les progrès accomplis en matière de liberté économique au début du siècle. La répression politique s’amplifie continuellement et n’est pas de nature à encourager la croissance. L’éducation – objectif numéro un des familles chinoises – ne rapporte plus. De 30% de la croissance mondiale, la Chine n’en représente plus que 16 ou 17%. Sans oublier qu’elle encourage la montée en puissance d’un environnement localisé autour de ses frontières avec l’accord signé en 2020 créant la plus grande zone de libre-échange du monde en Asie-Pacifique. 

Un monde multipolaire?

Un monde où les pôles se referment sur eux-mêmes. L’avis de décès du modèle mercantile occidental est bel et bien confirmé. Et l’Union européenne n’arrange pas les choses en imposant la toute première taxe mondiale sur les émissions des importations à forte intensité de carbone qui pénalisera gravement une grande partie des pays émergents.   

A quel moment l’élection présidentielle américaine deviendra-t-elle un sujet d’inquiétude pour les marchés?

En janvier 2016, Clinton était donnée gagnante et l’on pensait communément que si, par hasard, Trump était élu, les marchés financiers s’effondreraient. En fin de compte, Clinton a perdu et les marchés n’ont pas bougé après l’élection de Trump – largement grâce à sa baisse de l’impôt sur les entreprises. Aujourd’hui il existe encore trop d’inconnues: Biden se re-présentera-t-il? Quel sera le score de Kennedy? Et quelle sera la majorité au Congrès à ce moment-là? Impossible de prévoir l’issue des élections de novembre. Rappelons aussi que la moitié de la population mondiale va voter cette année et qu’il semblerait que toutes les élections soient en voie de suivre le «modèle russe» c’est-à-dire la recherche de l’homme fort. Regardez ce qui s’est passé aux Pays-Bas ou en Argentine. En conclusion, j’estime impossible de prendre des décisions sur la base de l’évolution des évènements politiques et c’est la situation économique qui dictera l’évolution des marchés. Comme je l’évoquais plus haut, aux Etats-Unis, la Fed fera tout ce qui est concevable pour maintenir le statu quo jusqu’en novembre. 

La transition énergétique stimulera-t-elle la croissance?

Elle le ferait si les politiques gouvernementales étaient guidées par une recherche de l’efficacité et de la productivité, ce qui est loin d’être le cas. Les énergies solaire et éolienne ne sont pas des énergies efficientes. Nous avons besoin d’une solution plus scientifique comme la fusion nucléaire. Si, comme certains l’espèrent, l’intelligence artificielle contribue à accélérer la recherche, nous pourrions arriver à une solution beaucoup plus rapidement que prévu. En Grande-Bretagne, on parle de 2035.

Toutes ces incertitudes seront-elles source de volatilité?

La volatilité devrait rester raisonnable car tout choc sera amorti par l’intervention des banques centrales. J’attends une performance de l’ordre de 10% sur les actions et des prix des matières première en baisse. En raison des coûts de financement, l’immobilier va continuer à sous-performer. Ma recommandation est d’investir dans les entreprises qui affichent des hausses de productivité grâce à la technologie. Mais attention, l’intelligence artificielle n’apporte pas que des bénéfices et peut avoir des effets pervers comme le démontre le «deepfake» d’un message vocal attribué au président Biden il y a quelques jours.  


Renouvelables électriques : le rythme de déploiement en France est incompatible avec les objectifs européens pour 2030

Les derniers chiffres de l’Observatoire des énergies renouvelables publiés jeudi (25 janvier) montrent que la France est à la traine par rapport à ses objectifs initiaux de déploiement de renouvelables électriques pour 2023. Pour 2030, le rythme s’accélère, mais n’est pas suffisant pour atteindre les objectifs européens. 

Après une accélération du rythme de déploiement des énergies renouvelables électriques à partir de 2021, le déploiement en 2023 se tasse (4,5 GW) par rapport à 2022 (5,3 GW).

Ce rythme « maintient le pays dans son retard par rapport à ses objectifs », note l’Observatoire des énergies renouvelables dans un communiqué de presse publié jeudi (25 janvier).

« Avec 28 % de part des énergies renouvelables dans sa consommation d’électricité en 2022, le pays dépasse enfin le seuil des 27 %, qui était son objectif à fin 2020, mais n’est toujours pas sur la trajectoire qui lui permettra d’atteindre les 40 % visés à fin 2030 », peut-on lire dans le communiqué.

Par conséquent, la France est aussi en retard sur ses objectifs européens.

Au niveau communautaire, les États membres ont fixé un objectif de 42,5 % d’énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie brute d’ici à 2030.

Chaque État membre dispose d’un objectif individuel de répartition de l’effort, mais la France et 10 autres États membres s’opposent à la grille de répartition actuelle. Ils ont ainsi demandé fin décembre à la Commission européenne qu’elle réouvre le règlement qui définit la grille de calcul « pour reconnaître pleinement la contribution de toutes les sources d’énergie non fossiles » aux efforts de décarbonation de l’économie européenne.

Il faudrait plutôt disposer d’« une volonté politique forte. C’est même le cœur du débat », défend Jules Nyssen, président du syndicat des énergies renouvelables (SER), auprès d’Euractiv France.

En attendant, la France refuse toujours de communiquer à la Commission européenne un objectif chiffré de part de renouvelable dans sa consommation finale d’énergie brute d’ici à 2030.

La dernière loi énergétique en cours de discussion en France, présentée début janvier, souffre également de cet écueil. Raison pour laquelle le gouvernement a proposé, pour l’heure, de tronquer le texte et d’inscrire ultérieurement les objectifs renouvelables de la France dans son droit.

 

Dans une déclaration conjointe de l’« alliance du nucléaire » dévoilée mardi (19 décembre), 11 États membres de l’UE demandent à ce que la prochaine révision de la directive sur le déploiement des énergies renouvelables devienne une directive «bas-carbone».

Le solaire en pleine forme

Tout n’est pas à jeter : le solaire prend son envol en 2023, avec 3 GW de nouvelles capacités installées, profitant de la dynamique enclenchée en 2021 et en 2022 (2,6 GW de capacités installées sur l’année).

« Les hausses du prix de l’électricité sur le réseau électrique et l’engouement toujours plus fort pour l’autoconsommation [installations de petites puissances] auront joué un rôle dans cette dynamique qui permet à la filière d’être très proche du point de passage qui lui avait été fixé pour 2023 », peut-on lire dans le communiqué de presse.

L’objectif n’est donc pas atteint, mais la vitesse de déploiement encourageante, tout comme dans le reste de l’Europe : +55,9 GW installés à travers l’UE en 2023, dont 14 GW en Allemagne, contre 40 GW en 2022, relève SolarPower Europe dans son dernier rapport — le rythme d’accroissement pourrait se tasser en 2024.

En outre, « l’activité sur le secteur des très grandes installations (1 MW et plus) est beaucoup plus erratique », note le rapport.


L’Agence internationale de l’énergie (IEA) prédit que 61 % de l’électricité sera d’origine renouvelable en Europe d’ici 2028, en partie grâce à une vague sans précédent d’installations de panneaux solaires qui n’avaient pas été envisagée jusqu’à présent.

L’éolien ralentit

L’éolien, lui, a ralenti le rythme par rapport à 2022 et ne devrait atteindre que 23 GW (dont 0,7 GW en mer) déployés au total en 2023, contre les 26,5 GW (dont 2,4 GW en mer) qui étaient prévus.

La faute à « de très longs délais de traitement des dossiers et à un ensemble de contraintes règlementaires qui réduit considérablement le nombre de territoires disponibles pour de nouvelles installations », peut-on lire dans le communiqué.

Afin d’y remédier, la France a adopté en début d’année dernière une loi d’accélération des renouvelables, dont les effets sont encore légers sur la réalité des projets.

Selon nos informations, l’ancienne ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, a multiplié l’année dernière les réunions avec les élus locaux et les préfets pour débloquer les projets. Son départ acté, « nous avons commencé à travailler avec deux conseillers de Bruno Le Maire [ministre de l’Économie, de l’Industrie, du Numérique, et dorénavant de l’Énergie] », confie Jules Nyssen.

« Mais tant que le gouvernement ne sera pas au complet, il y aura un problème de bande passante ».

La France reste tout de même « dans le peloton de tête des champions européens » de l’éolien installé, derrière l’Allemagne (66,2 GW d’éolien installé à fin 2022) et l’Espagne (29 GW installés à fin 2022, avance le rapport de l’Observatoire.

Consciente toutefois de la nécessité d’accélérer, la Commission européenne a présenté en octobre 2023 un plan d’action pour soutenir la filière européenne, concurrencée par l’industrie asiatique notamment et la hausse des prix des matières premières.

La filière solaire souffre également de la concurrence internationale, et notamment chinoise. En Allemagne, le dernier fabricant européen de panneaux solaires, Meyer Burger, a déclaré qu’il se délocalisait



L’électricité nucléaire française est-elle si compétitive que cela ?

Si le fait que l’électricité nucléaire est décarbonée, et même la plus décarbonée qui soit, ne soulève aucune contestation sérieuse, sa compétitivité en termes de coûts de production est une question plus épineuse. Le coût principal du nucléaire est celui de la construction des réacteurs, pas de leur exploitation. Il est donc essentiel pour rentabiliser l’investissement d’avoir la production la plus importante possible par réacteur en service. Le facteur de charge est une donnée essentielle. Problème, le parc français affiche des performances très médiocres avec un facteur de charge de l’ordre de 70% à comparer aux 90% dans de nombreux autres pays possédant des centrales nucléaires. Augmenter le facteur de charge permettrait non seulement de mieux rentabiliser les investissements mais aussi de faire baisser les prix de l’électricité…

C’est un lieu commun : le parc nucléaire français permet au pays de bénéficier d’une électricité décarbonée et à un prix très compétitif. Le nucléaire serait ainsi la base d’un avantage compétitif majeur de l’hexagone. Ces affirmations, nous pouvons les entendre tous les jours et sur tous les canaux. Dans la bouche des journalistes comme des politiques, mais aussi sur les réseaux sociaux ou dans les discussions familiales. C’est un fait qui semble quasiment acquis.

La réalité est cependant plus nuancée. Si le côté décarboné de l’électricité nucléaire ne fait pas débat, ses avantages économiques ne sont pas aussi évidents. Ainsi, la réputation d’énergie peu chère n’est pas usurpée quand on regarde les coûts moyens dans le monde, mais cette moyenne cache des disparités importantes.

Sans électricité à des prix compétitifs, la réindustrialisation restera un fantasme

Or, l’électrification de l’industrie et la compétitivité industrielle de la France dépendent grandement du tarif auquel peut être vendu l’électricité nucléaire produite sur le territoire. Sans énergie à prix compétitif, l’espoir d’une réindustrialisation, déjà ténu, restera un fantasme. Le parc électronucléaire national, constitué aujourd’hui de 56 réacteurs de seconde génération, auxquels viendra s’ajouter l’EPR de Flamanville dans quelques semaines, représente la principale source de production électrique de la France métropolitaine. La question de la compétitivité des prix de l’électricité pour les industriels dépend directement de la capacité à exploiter au mieux les 18 centrales qui abritent les réacteurs.

Le coût essentiel est celui de la fabrication des réacteurs, pas de leur exploitation

L’énergie atomique a la singularité d’être fortement capitalistique mais faiblement dépendante du coût du combustible. En d’autres termes, ce qui coûte le plus cher, c’est la construction des réacteurs et pas leur exploitation. L’optimum économique d’un exploitant nucléaire dépend donc de sa capacité à exploiter au maximum son outil. Et donc du facteur de charge de celui-ci. Et c’est là que le bât blesse. Tandis que les standards mondiaux montrent des facteurs de charge oscillant autour de 90% dans la quasi-totalité des parcs étrangers, la France fait office de mauvaise élève avec moins de 70%. Plusieurs éléments expliquent cette contre-performance.

Un facteur de charge affecté par la taille du parc et des problèmes récurrents de productivité

Tout d’abord, le dimensionnement du parc fait qu’il doit, depuis toujours, s’adapter à la consommation. En pleine nuit ou en plein été, la production à pleine puissance des 56 réacteurs serait bien supérieure à la consommation, et les interconnexions avec les pays voisins étant limitées (soit physiquement, soit par les besoins des dits voisins), les débouchés économiques n’existent pas forcément.

Cette variable a été intégrée dès le début du plan Messmer lancé en 1974, en modifiant le modèle de réacteur fourni par l’Américain Westinghouse afin de lui donner une dimension pilotable qui n’existe pas sur l’original, ce qui permet d’effectuer un ajustement de la production en fonction de la consommation. Cette spécificité est amplifiée par le poids historique en France du chauffage électrique (effet joule) couplée à une faible pénétration de la climatisation entraînant une thermosensibilité du réseau bien supérieure à celle de ses voisins. La consommation fait plus que doubler en hiver de ce fait.

La seconde explication est lié à un paramètre plus inquiétant: les difficultés du producteur français à atteindre la productivité de ses homologues étrangers. Par exemple, la maitrise aléatoire des arrêts de tranche est quelque chose de bien connu. EDF a d’ailleurs lancé un plan afin d’améliorer la situation.

Le meilleur moyen de faire baisser les prix de l’électricité

Ces questions sont centrales, et pourtant, elles ne semblent pas faire l’objet d’un débat nécessaire au même titre que la composition du mix électrique. Pourtant, la projection de RTE de 350 TWh de production semble bien faible, ne serait-ce que par rapport à ce qui s’est fait dans le passé quand l’énergéticien public arrivait à produire chaque année plus de 400 TWh d’énergie nucléaire.

Mieux, avec un usage optimisé des capacités déjà installées et un facteur de charge avoisinant les 90%, comme ce qu’il se fait chez nos voisins, ce ne sont pas moins de 500 TWh qui pourraient être produits, à coût constant. Entraînant de facto une baisse du prix de l’électricité.

En augmentant la puissance électrique produite par les réacteurs sans toucher à la partie nucléaire mais uniquement par une modernisation des turbines, comme cela se fait par exemple en Suède, ce total pourrait monter entre 550 et 600 TWh à parc constant et dans un délai de quelques années, bien avant de potentielles nouvelles constructions. Rappelons que RTE estime la consommation en 2050 entre 550 et 750 TWh, l’essentiel du chemin serait ainsi fait.

Pour y parvenir, en plus d’une réforme interne permettent d’augmenter la productivité, le seul moyen sera d’offrir des débouchés économiques au parc pour lui éviter d’avoir à s’ajuster en permanence à l’évolution de la consommation. Si le raccordement d’industries énergies intensives comme le sidérurgiste Arcelor-Mittal va dans ce sens, le développement des interconnexions vers les pays voisins et le développement de mécanismes de stockage hydrauliques comme les STEPs sont des leviers activables afin de permettre au nucléaire de fonctionner à son optimum presque en permanence

C’est le meilleur moyen pour obtenir des prix de l’électricité non pas de 70€ le MWh comme le résultat de la dernière négociation, mais inférieurs à 50€ le MWh ce qui en ferait alors un avantage économique de premier ordre.

Philippe Thomazo


 

Brèves

Selon S&P Global Commodity Insights, la France affiche un total de 50,1 TWh d'exports nets d'électricité en 2023. De quoi repasser devant la Suède, premier exportateur européen l'an passé, et tourner la page d'un passage à vide lié au manque de production nucléaire en 2022.

 

  • CEREME

Sénat : lancement des travaux de la commission d’enquête sur l’électricité le 18/01/2024 – 19.01.24

La commission d'enquête du Sénat sur l'électricité, lancée le 18 janvier 2024, se penche sur la production, la consommation et les prix jusqu'en 2050. Initiée par le groupe Union Centriste, elle évalue l'impact des propositions de l'Assemblée nationale sur la souveraineté énergétique. Les enquêtes portent sur les prévisions de consommation, les capacités de production, le marché européen de l'électricité et les aides face aux variations de prix. Présidée par Franck Montaugé (SER), la commission doit conclure ses travaux d'ici le 17 juillet 2024, avec Vincent Delahaye en tant que rapporteur. (News tank energies)

 

Le sujet de l’énergie « peut être partagé » entre Bercy et la Transition écologique, défend Christophe Béchu – 17.01.24

Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique, tente de récupérer la gestion du secteur de l'Énergie actuellement sous Bercy. Malgré la suppression du ministère de la Transition énergétique, Béchu suggère de partager le sujet entre les ministères de l'Économie et de la Transition écologique. Cette proposition est critiquée par des acteurs environnementaux (comme le WWF, le SER, Greenpeace ou le Réseau action climat), qualifiant la décision de "mauvais signal". Les décrets d'attribution seront publiés prochainement pour clarifier la répartition des responsabilités. L'idée d'un ministre délégué à l'industrie et à l'énergie est également envisagée. (Le Figaro)

 

La cotutelle de la DGEC entre Bruno Le Maire et Christophe Béchu confirmée par Bercy – 16.01.24

À la veille de leur déplacement à Gravelines et Grande-Synthe (Nord), le 15 janvier, l’entourage du premier a affirmé que la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC) allait être rattachée à Bercy. Celle-ci devrait toutefois faire l’objet d’une cotutelle entre les deux ministres. « Dans la DGEC, […] il y a justement deux branches. Il y a l’énergie, qu’on récupère, et le ministre Béchu récupère le climat », précise l’entourage de Bruno Le Maire, ajoutant que « certains éléments [de la DGEC] » pourront être rattachés à l’Économie, d’autres à la Transition écologique, ou même « en double rattachement ». Les compétences et les rôles de chaque ministre seront précisés dans les décrets d’attribution, attendus sous quelques jours.

 

SER : proposition de 80 % d’EnR dans les mix européens d’ici 2040 soumise à consultation – 18.01.24

Le Syndicat des énergies renouvelables (SER) propose 19 recommandations aux candidats français aux élections européennes de 2024. Les suggestions incluent un objectif de 80 % d'énergies renouvelables d'ici 2040, la création d'une stratégie européenne des réseaux, un objectif contraignant pour le biométhane dans l'UE, et la mise en place d'une Alliance européenne de la géothermie. Les recommandations visent à réussir la transition énergétique européenne, renforcer la résilience industrielle, promouvoir le biométhane et la géothermie, et bâtir une transition énergétique durable. Consultation ouverte jusqu'au 23 janvier 2024. (News tank energies)

Allemagne : le dernier producteur de panneaux solaires du pays veut se délocaliser – 18.01.24

Meyer Burger, dernier fabricant allemand de modules photovoltaïques, envisage de se délocaliser aux États-Unis, mettant en danger 500 emplois en Allemagne. Les projets de subventions du ministre allemand de l'Économie, Robert Habeck, pour encourager le retour des fabricants en Allemagne font face à des obstacles politiques, notamment du Parti-libéral démocrate (FDP). Les difficultés de Meyer Burger sont attribuées à la concurrence étrangère déloyale. Cette situation ravive les inquiétudes sur la compétitivité de l'industrie solaire européenne. (Euractiv)

 

Gouvernement Attal : l'Énergie prise en charge par Bercy, la Mer et la Sureté nucléaire par Roquelaure – 25.01.24

Le gouvernement d'Emmanuel Macron réorganise les responsabilités ministérielles, avec la disparition du ministère de la Transition écologique. Bruno Lemaire et Christophe Béchu voient leurs domaines d'intervention élargis. Bercy prend en charge la politique énergétique, incluant la sécurité d'approvisionnement, les tarifs, et la lutte contre la précarité énergétique. Christophe Béchu, toujours ministre de la Transition écologique, récupère le secrétariat d'État à la Mer, gérant tous les aspects maritimes et la sûreté nucléaire. Il est également responsable de la réduction des émissions de gaz à effet de serre et de l'efficacité énergétique. D'autres ministères voient également leur périmètre évoluer, notamment celui de l'Agriculture et du Travail, ce dernier prenant en charge la santé publique. (Actu-Environnement.com)

France : le nouveau plan d'adaptation au réchauffement climatique attendu au "début de l'été" – 19.01.24

La France prépare un nouveau plan d'adaptation au changement climatique avec une cinquantaine de mesures, attendu au début de l'été. Le ministre de la Transition écologique, Christophe Béchu, souligne que 2024 sera l'année de la mise en œuvre des mesures nécessaires pour faire face au changement climatique. Le plan couvrira des domaines tels que la santé, l'économie, l'agriculture, les infrastructures, et la protection des milieux naturels. Une réunion gouvernementale en février définira les grandes lignes, suivi d'une consultation publique au printemps avant la publication du plan en été. Christophe Béchu insiste sur la nécessité de combiner adaptation et réduction des émissions de gaz à effet de serre. (Connaissance des Energies)

 

La SNBC attendue dans les prochaines semaines – 24.01.24

Le projet de stratégie nationale bas carbone (SNBC), dont un troisième run était en cours de modélisation, devrait « a priori » être publié et soumis à consultation « à la fin janvier ou au début février », a confirmé, le 23 janvier, le ministère de l’Économie et des Finances – dont dépend désormais le portefeuille Énergie. La consultation sera néanmoins pilotée par le ministère de la Transition écologique. Les grandes orientations de la SNBC ont déjà été envoyées à Bruxelles en novembre.

 

Directive « énergie décarbonée » ou révision « ambitieuse » du règlement sur la gouvernance des objectifs énergie-climat : les priorités de la prochaine Commission selon EDF – 26.01.24

EDF a publié un document (en pj) exprimant les priorités qu'il souhaite voir prises en compte par la future Commission européenne (mandat 2024-2029). Le groupe énergétique français appelle à une révision ambitieuse du règlement sur la gouvernance des objectifs énergie-climat, soulignant la nécessité de reconnaître la contribution de toutes les sources d'énergie décarbonées, y compris le nucléaire. EDF suggère également la possibilité d'une directive spécifique sur l'énergie bas carbone. Le groupe demande l'ouverture des financements de l'UE aux technologies nucléaires et soutient un plan d'action pour l'électrification, proposant un objectif indicatif de 35 % d'électrification de l'énergie finale de l'UE d'ici 2030

 

Le Parlement européen demande une stratégie européenne sur l’énergie géothermique – 22.01.24

Le Parlement européen a adopté une résolution appelant à une stratégie de l'UE pour accélérer le déploiement de l'énergie géothermique. Les eurodéputés souhaitent simplifier les réglementations nationales et lancer une cartographie des ressources géothermiques de l'UE. Ils préconisent également la création d'une alliance industrielle, un système d'assurance harmonisé pour réduire les risques financiers et un soutien accru aux régions dépendantes des combustibles fossiles. (Euractiv)

 

Politique générale : « J’assume d'être à la tête d’un gouvernement pro-énergie nucléaire » (G. Attal) – 30.01.24

Lors de de sa déclaration de politique générale à l'Assemblée nationale le 30 janvier 2024, Gabriel Attal, a déclaré que la France restera pro-nucléaire, affirmant que cette source d'énergie est un atout majeur. Il a annoncé des investissements massifs dans le développement du parc nucléaire et a présenté un deuxième projet de loi pour accélérer les procédures des projets d'envergure nationale. Gabriel Attal a rejeté la décroissance, prônant une écologie populaire favorisant la croissance et l'emploi. Il a souligné l'importance d'une transition écologique en collaboration avec le peuple et a affirmé que le nucléaire contribuera à l'indépendance énergétique, aux côtés de la sobriété et des énergies renouvelables.

 

PJL Souveraineté énergétique : « Revenons à l’esprit du discours de Belfort » (Jules Nyssen, SER) – 31.01.24

Jules Nyssen, président du Syndicat des énergies renouvelables (SER), exprime le souhait que le projet de loi relatif à la souveraineté énergétique inscrive une vision équilibrée entre le nucléaire et les énergies renouvelables (EnR) pour la production électrique et non électrique. Il regrette la suppression du volet programmatique du projet de loi, soulignant l'importance de redonner les grands axes stratégiques. Nyssen appelle à une vision globale intégrant des objectifs contraignants de baisse de la consommation et un rééquilibrage entre les grandes filières, notamment pour l'éolien. Il propose l'inscription dans la loi d'un objectif législatif dédié aux EnR de 45%, aligné sur RED 3. (News tank energies)

 

Énergies renouvelables : « pas de débat » sur l’ambition du gouvernement, assure le secrétaire à la Planification écologique – 31.01.24

Le secrétaire général à la Planification écologique, Antoine Pellion, assure qu'il n'y a pas de débat sur l'ambition du gouvernement en matière d'énergies renouvelables. Selon lui, le gouvernement est clair sur la nécessité d'accroître modérément la production d'électricité d'ici 2030, suivie d'une augmentation plus importante jusqu'en 2050, exclusivement grâce aux énergies renouvelables. La loi d'accélération des énergies renouvelables et les « zones d'accélération » municipales sont cohérentes avec cette ambition. Cependant, il ne répond pas complètement à la question sur l'absence actuelle d'un projet de loi fixant des objectifs chiffrés par types d'énergies pour la France. Un projet initial sur la souveraineté énergétique, amputé de la programmation énergétique, a été présenté début janvier, mais une nouvelle version ne clarifie pas le débat parlementaire à venir. (Le Figaro)

 

Cible climatique 2040 : sous-estimation du rôle du nucléaire, surestimation de celui du gaz, les premières modélisations de la Commission font grincer des dents – 29.01.24

La Commission européenne fait face à des critiques pour sa modélisation préliminaire de la cible climatique pour 2040. La version provisoire de l'étude d'impact (en PJ) aurait sous-estimé le rôle du nucléaire, en se basant sur des plans nationaux datant de 2019, ne tenant pas compte des objectifs plus récents, notamment ceux de la France. La capacité nucléaire installée en Europe pourrait atteindre 88 GW en 2040 avec les nouvelles politiques françaises, mais la Commission retient une estimation de 71 GW. Certains estiment également que la réduction du recours au gaz devrait être plus rapide que celle envisagée par la Commission.

 

Le nucléaire intègre (enfin) le label français Greenfin sur l’investissement durable – 29.01.24

Le label de finance verte Greenfin, créé par le ministère de la Transition écologique, réintègre le nucléaire dans ses activités éligibles, selon une note ministérielle parue au Journal officiel. Les règles précédentes excluaient le nucléaire des investissements labellisés. La modification aligne les critères sur la taxonomie européenne, où le nucléaire a été reconnu. Le changement peut influencer les 103 fonds éligibles (35 milliards d'euros), mais l'impact pourrait être plus significatif pour les fonds cotés. Les réactions des sociétés de gestion et les évolutions du marché restent à observer. (RGN)

 

Règlement gouvernance : la nouvelle cible de l’offensive française pour le nucléaire à Bruxelles – 31.01.24

Le texte de 2018, qui dicte le contenu des plans nationaux énergie-climat, pourrait faire l’objet d’une révision partielle lors du prochain mandat de la Commission. La France et ses alliés rêvent d’y insérer un objectif d’énergies décarbonées. De quoi inquiéter les antinucléaires, qui avaient d’autres ambitions pour ce texte.

 

 

BEI : 21,38 Md€ dédiés aux énergies propres en 2023 dans le cadre de REPowerEU – 26.01.24

En 2023, la Banque européenne d'investissement a alloué 21,38 milliards d'euros à la sécurité énergétique dans le cadre de REPowerEU, surpassant les 17,06 milliards d'euros de 2022. Les financements totaux de la BEI pour 2023 s'élèvent à 87,85 milliards d'euros, contribuant à stimuler la compétitivité européenne et à promouvoir les technologies vertes. Ces investissements devraient générer 320 milliards d'euros d'investissements, bénéficier à 400 000 entreprises et soutenir 5,4 millions d'emplois. Depuis 2021, la BEI a mobilisé 349 milliards d'euros pour des investissements verts, visant à atteindre 1 000 milliards d'euros d'ici 2030. (News tank energies)

 

 

Bruno Le Maire «assume» le retrait des objectifs climatiques dans la future loi «Souveraineté énergétique»

ÉNERGIE CAPITAL le 20/1/24Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire «assume» et «revendique» le retrait du volet climatique et des choix des énergies de l'actuel projet de loi «Souveraineté énergétique», en affirmant vouloir prendre «le temps nécessaire pour dialoguer».

«La décision que nous avons prise de retirer ce volet de la loi énergie, je l'assume (...) je le revendique au nom du temps nécessaire pour dialoguer et consulter les élus locaux»,


Les prix des modules solaires ont chuté de plus de 50% en 2023

Extrait Green univers 22/01/24

L'année 2023 se termine comme elle a commencé pour les prix des modules solaires : à la baisse. Les prix enregistrés sur la place de marché allemande PVXChange ont chuté de 6,7% en décembre pour les modules les plus courants. Par rapport aux tarifs de janvier 2023, les prix ont été divisés par deux sur ce segment


La Norvège renonce à un projet pilote éolien flottant

Extrait GREEN UNIVERS le 26/1/24

Le consortium “Flagship” renonce finalement à construire son projet pilote d’éolienne flottante au centre d’essai norvégien MetCenter. “Les raisons de l'échec du projet sont la hausse significative des coûts de fabrication de la plateforme flottante, à cause du renchérissement des matières premières, ainsi que les incertitudes sur les délais de mise en service”, indique Iberdrola, un des membres du consortium …


« Le sous-sol français est riche en beaucoup de ressources minérales » (Éric Marcoux, ingénieur géologue)

La Tribune 29/1/24 (Extrait)

ENTRETIEN. Eric Marcoux est docteur ès sciences en géologie, spécialiste en ressources minérales. Il a été ingénieur au BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières), le service géologique national français, et Professeur à l'université d'Orléans. Il publie « Le minéral dans notre quotidien (*), un ouvrage exhaustif sur la quarantaine de minéraux qui entrent dans la composition de nos objets quotidiens. Au moment, où la France et l'Europe cherchent à relancer le secteur minier pour réduire leurs importations de métaux stratégiques, Eric Marcoux fait le point sur nos ressources en matières minérales et leur exploitation.

 

Trouvé sur X (ex-Twitter) Philippe LACOUR   @phiphou

L'Allemagne a installé 80.7GW de solaire. Soit 30% de plus que la capacité nucléaire française. Sur les 77 derniers jours, le solaire a représenté là-bas 1.88% du mix électrique, utilisant 1.75% du parc, et produisant 2.24TWh, quand le nucléaire français produisait 77.46TWh.

 

Extrait : Des ressources énergétiques aux productions agricolesRaphaëlle Claisse le 30/1/24Pourtant, à Bruxelles, les députés européens ont voté, à 66 voix contre 12 ,et 4 abstentions, pour un accord entre l’Union Européenne et le Chili. Ce traité prévoit la réduction de 99,9 % des droits de douane entre l’Union Européenne et le Chili. Dans le cadre d’une volonté de transition écologique vers une énergie plus proprel’importation du lithium, minéral essentiel à la fabrication de batteries électriques justifiait cet accord facilitant l’échange de ces ressources. Pourtant, les exportations du Chili vers l’Hexagone représentent 9.000 tonnes de porc par an, 4.000 tonnes de viande ovine, 2.000 tonnes de bœuf. 196 produits agricoles supplémentaires seront progressivement libéralisés.

Note : le Chili est aussi le premier producteur et exportateur de cuivre qui fait partie des 3 métaux critiques pour la transition énergétique

Souveraineté énergétique : le projet de loi d'un gouvernement « pro-nucléaire »

Extrait Actu Environnement 1/2/24 _Le Premier ministre, Gabriel Attal, l'assume : il est à la tête d'un gouvernement « pro-nucléaire ». Pas étonnant alors que le projet de loi de souveraineté énergétique, désormais entre les mains de Bercy, surfe sur la vague.

 

L’UE va annoncer un plan de réduction de 90% des émissions de CO2 d’ici 2040

Le 31/1/24 Maurice Forgeng  (Extrait)Le 6 février, la Commission européenne annoncera ses objectifs climatiques pour 2040. Au cours des 16 prochaines années, les gaz à effet de serre devront être réduits de manière drastique

La lettre, signée par les ministres du Climat et de l’Environnement des onze États, demande désormais « instamment » à la Commission européenne de « recommander un objectif climatique ambitieux pour 2040 ». L’Allemagne, la France et l’Espagne, mais aussi l’Autriche, la Bulgarie, le Danemark, la Finlande, l’Irlande, le Luxembourg, les Pays-Bas et le Portugal ont signé le projet.



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